Finlande : fin de partie pour le chef du parti eurosceptique Vrais Finlandais

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Finlande : fin de partie pour le chef du parti eurosceptique Vrais Finlandais
Le chef des Vrais Finlandais, Timo Soini, quittera son poste cet été @ Adem ALTAN / AFP
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Chef de la diplomatie finlandaise depuis 2015, Timo Soini va quitter la tête de la formation qu'il a hissée au rang de deuxième parti du pays.

Le chef du parti eurosceptique des Vrais Finlandais, Timo Soini, a annoncé dimanche quitter la tête de sa formation à l'été mais souhaiter rester le chef de la diplomatie de son pays, poste qu'il occupe depuis 2015.

Le deuxième parti du pays en 2015. "Je ne vais pas solliciter de nouveau mandat lors du congrès de Jyväskylä début juin. Il est temps de passer à autre chose", a écrit Timo Soini sur son blog. Figure débonnaire et charismatique, il avait cofondé le parti en 1995 avant d'en prendre la tête deux ans plus tard.

Formation d'abord marginale, construite sur le rejet de l'intégration européenne et de l'immigration, les Vrais Finlandais se sont imposés comme le deuxième parti du pays après les élections de 2015, porté par un électorat issu des couches populaires lessivé par la récession. Mais le parti a pâti de son arrivée aux affaires notamment à cause de la crise des migrants. Depuis les élections, son soutien a été divisé par deux, d'après les sondages.

Des tentatives pour prévenir les dérives racistes. Pour polir l'image des Vrais Finlandais, Timo Soini a tâché d'en exclure tous les élus coupables de commentaires racistes. Mais, selon la télévision publique Yle, Jussi Halla-Aho, eurodéputé déjà condamné pour des propos xénophobes reliant l'islam à la pédophilie et affirmant que les Somaliens étaient prédisposés aux agressions et à la mendicité, envisagerait de briguer sa succession.

Chef de la diplomatie ? Sur Twitter, le chef du gouvernement finlandais, Juha Sipilä, a salué sa "bonne " coopération avec Timo Soini. "La confiance a été forte et elle va continuer", a-t-il écrit. Timo Soini, 54 ans, a enchaîné les mandats d'élu local, de député et de député européen depuis 2001. Selon lui, son maintien à la tête du ministère des Affaires étrangères dépendra de la volonté de la nouvelle direction du parti de rester ou non dans la coalition gouvernementale.