Fidel Castro, un habitué des déclarations chocs

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Fidel Castro, un habitué des déclarations chocs
Fidel Castro à la tribune de l'ONU le 12 octobre 1979, en tant que porte-parole des pays non-alignés.@ UPI / AFP
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FLORILÈGE - Orateur enflammé, Fidel Castro ne mâchait pas ses mots, qu'il s'agisse de vilipender ses opposants ou de porter aux nues ses fidèles.

Orateur hors du commun, Fidel Castro a donné des centaines d'interviews et prononcé des milliers d'heures de discours ponctués de formules qui ont fait sa légende, mais aussi de piques assassines pour ses ennemis et d'éloges dithyrambiques pour ses alliés.

Condamnez-moi, peu m'importe, l'histoire m'absoudra

Octobre 1953, à son procès après l'assaut de la caserne de la Moncada qui forgea le début de sa légende.

Quand cette guerre se terminera, une autre, bien plus longue et grande, commencera : la guerre que je vais lancer contre les États-Unis. Ceci va être mon véritable destin

Juin 1958, lettre à Celia Sanchez, figure de la révolution de 1959, depuis la Sierra Maestra, massif célèbre pour avoir servi de refuge à Castro à la fin des années 1950. 

La patrie ou la mort !

Mars 1960, lors des obsèques des victimes de l'explosion du navire français La Coubre dans le port de La Havane, alors qu'il apportait des armes au régime. "Patria o muerte" est depuis devenu l'un des principaux slogans du régime.

Dans la Révolution, tout ; contre la Révolution, rien

Juin 1961, discours dit du "message aux intellectuels", prononcé à la bibliothèque nationale de La Havane. Le "lider maximo" y incite les intellectuels et artistes cubains à défendre la révolution dans leurs productions.

Le socialisme ou la mort ! Le marxisme-léninisme ou la mort !

Janvier 1989, au moment où l'inquiétude montait face à la situation chancelante du bloc soviétique.

Jamais je ne me retirerai de la politique, de la Révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave

Septembre 1991.

Même nos prostituées sont passées par l'université

2003, à propos de l'éradication de l'analphabétisme à Cuba, dans un entretien avec le cinéaste américain Oliver Stone pour son documentaire Comandante.

J'ai connu deux Saints dans ma vie, Jean Paul II et Mère Teresa

Fidel Castro a toujours manifesté de la sympathie à l'égard de l'ancien pape, qui a effectué une visite à Cuba en 1998.

Le petit Bush

Le président américain George W. Bush fut une des cibles favorites de Fidel Castro qui le surnommait "le petit Bush", "le Führer", "l'Idiot", "l'Imbécile" ou encore "le César". En revanche, son "fils spirituel", le président vénézuélien Hugo Chavez, était qualifié de "plus grand démocrate de toute l'Amérique du Sud". De l'ancien ouvrier métallurgiste et ex-président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva, il déclarait : "Il a une âme de champion, j'admire sa persévérance. C'est l'optimisme et l'espérance de la région". Enfin, à propose de son compagnon d'armes, l'Argentin Ernesto "Che" Guevara : "Un des hommes les plus nobles, les plus extraordinaires, les plus désintéressés que j'aie connus". 

Le Che du sport

À propos de son ami l'ex-footballeur argentin Diego Maradona.

Bientôt j'en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra, à tous

Lors de son apparition, le 19 avril à la clôture du Congrès du parti communiste cubain, il avait fait cette confession d'une voix tremblante.