Fiat au secours de Chrysler

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Fiat au secours de Chrysler
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La cession du constructeur automobile américain Chrysler à un groupe d'investisseurs emmené par l'italien Fiat pour deux milliards de dollars a été approuvée lundi par le juge Arthur Gonzalez chargé de la procédure de faillite. Les Etats-Unis allouent 8,08 milliards de dollars à Chrysler et le gouvernement canadien et celui de la province de l'Ontario 2,42 milliards de dollars.

Le troisième constructeur automobile américain s'était placé sous la protection de la loi des faillites le 30 avril pour vendre ses activités les plus saines à un "Nouveau Chrysler", dont Fiat contrôlera 20% du capital. Les syndicats de l'entreprise en auront 68% et les Etats américain et canadien se partageront les 12% restants.

Les Etats-Unis allouent en effet 8,08 milliards de dollars à Chrysler et le gouvernement canadien et celui de la province de l'Ontario 2,42 milliards de dollars. La procédure de dépôt de bilan devrait permettre à Chrysler de "repartir du bon pied", avait déclaré Barack Obama le 30 avril.

Le PDG de Chrysler, Robert Nardelli, avait alors annoncé qu'il ne resterait à son poste que le temps de gérer la sortie de la procédure de faillite engagée un peu plus tôt par le constructeur automobile et qu'il devrait être remplacé par un dirigeant issu de Fiat.

Comptant 38.000 salariés aux Etats-Unis, Chrysler, victime comme le numéro un américain General Motors de la crise économique, de la chute de ses ventes et de ses erreurs stratégiques, se bat depuis des mois pour sa survie.

A la suite de l'administration Bush, le gouvernement Obama a accepté de le maintenir sous perfusion et, depuis décembre, Chrysler a reçu 4 milliards de dollars. En échange du maintien de l'aide fédérale, Chrysler et GM ont été sommés de soumettre des plans de restructuration drastiques.