Non-lieu de Ferguson : les Américains descendent dans les rues

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Non-lieu de Ferguson : les Américains descendent dans les rues
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EN IMAGES - De Seattle à New York, en passant par Chicago et Los Angeles, des milliers d'Américains sont descendus dans les rues.

L'étincelle a été suffisante pour mettre le feu à Ferguson. Après la décision de ne pas poursuivre Darren Wilson, le policier qui a tué Michael Brown dans cette ville du Missouri, des habitants sont descendus manifester dans les rues, malgré les nombreux appels au calme, comme le constatait la correspondante d'Europe 1 aux Etats-Unis.



Ferguson : Darren Wilson ne sera pas poursuivipar Europe1fr

Difficile à digérer. La communauté noire de cette banlieue de St. Louis s'est dite majoritairement déçue de la décision prise par un grand jury populaire. Après une annonce difficile pour elle, elle a insisté pour que les réactions se fassent en paix. Mais rapidement, les manifestants scandent : "Pas de justice, pas de paix". Un geste réapparaît dans les rues de Ferguson. "Hands up, don't shoot" (les mains levées, ne tirez pas, en français), criaient-ils en levant les bras, en référence à la posture que le jeune noir aurait eu au moment de sa mort. La police de Ferguson, que Barack Obama avait plus tôt appelée à la retenue, a rapidement lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

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Des magasins pris d'assaut. La police faisait état de plusieurs scènes de pillages au nord de Ferguson. Des commerçants et des entreprises avaient prévu les dérapages et barricadé leurs devantures avec des plaques de bois. De graves émeutes raciales avaient déjà eu lieu au mois d'août, après la mort de Michael Brown.

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La police catalyse toutes les violences. Au moins deux véhicules de police ont été détruits par des manifestants violents. L'un a été incendié. Ils ont également été bombardé de pierres et d'autres objets. "Arrêtez de lancer des pierres", a crié un policier à l'adresse des manifestants massés dans les rues de Ferguson.

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Les policiers ont essuyé de nombreux tirs, dans la ville du Missouri. Selon le décompte des forces de l'ordre, 150 coups de feu au moins ont été tirés, mais les policiers n'ont pas riposté. Aucune victime n'est à déplorer. Le gouverneur de l'Etat, Jay Nixon, a demandé un renfort supplémentaire à la garde nationale pour prêter main forte à la police.

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Le feu prend Ferguson. En plus des violentes échauffourées, de petits groupes de manifestants ont mis le feu à une douzaine de bâtiments, dans la banlieue de St. Louis, a annoncé le chef de la police du comté.

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D'autres villes s'agitent. Les manifestations se sont étendues à d'autres villes du pays, comme à New York. Ici, à Time Square, des centaines de personnes ont protesté contre, selon eux, ce déni de justice. "Ne faites rien, ne dites rien, ne changez rien", brandit un homme.

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Devant la Maison-Blanche, à Washington, des manifestants se sont également rassemblés. La décision du grand jury s'est faite attendre. Des manifestations ont pu être largement préparées à l'avance, notamment à Boston, Los Angeles, Philadelphie, Denver, Seattle, Oakland en Californie, où des manifestants ont bloqué une autoroute, Chicago ou même Salt Lake City : dans les premières heures, aucun incident grave n'a été signalé en dépit de la tension.

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