Farage dans l'enquête du FBI sur la Russie? "Fake news", dit l'intéressé

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Farage dans l'enquête du FBI sur la Russie? "Fake news", dit l'intéressé
Nigel Farage a réagi affirmant rire "tellement qu'il m'a fallu un bout de temps pour finir la lecture de l'article",@ KENA BETANCUR / AFP
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S'appuyant sur des sources proches de l'enquête, le journal The Guardian affirme jeudi que l'ancien leader du parti europhobe Ukip suscite "l'intérêt des enquêteurs du FBI".

Le champion du Brexit Nigel Farage a jugé "extrêmement incertaine" la possibilité que le FBI puisse s'intéresser à lui dans l'enquête sur les ingérences russes dans la présidentielle américaine, comme le rapportait jeudi le quotidien britannique The Guardian.

Il suscite l'intérêt des enquêteurs. S'appuyant sur des sources proches de l'enquête, le journal affirme que l'ancien leader du parti europhobe Ukip suscite "l'intérêt des enquêteurs du FBI en raison de ses relations avec des individus liés à la campagne de (Donald) Trump et avec Julian Assange", le fondateur du site WikiLeaks. "Si vous faites un rapprochement entre la Russie, WikiLeaks, Assange et les associés de Trump, la personne qui revient le plus souvent, c'est Nigel Farage", déclare une source citée par le Guardian.

Le quotidien souligne que si le rôle de Nigel Farage est sujet à question, il n'est pas à ce stade considéré comme un suspect.

"Fake news". L'intéressé a réagi avec une série de tweets mi-ironiques mi-indignés. "Je riais tellement qu'il m'a fallu un bout de temps pour finir la lecture de l'article", a-t-il déclaré en qualifiant de "fake news" les affirmations du journal."Je considère comme extrêmement incertaine la possibilité que je puisse intéresser le FBI alors que je n'ai pas de liens avec la Russie", a-t-il insisté, en jugeant que cette "tentative hystérique de (l)'associer avec le régime de Poutine est la conséquence d'une élite de gauche incapable d'accepter le Brexit et (la victoire de) Trump" à la présidentielle américaine.

Une enquête du FBI. L'enquête du FBI doit faire la lumière sur une possible coordination entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe. L'ex-candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton a récemment accusé le président russe Vladimir Poutine et WikiLeaks, qui avait publié des emails de sa campagne, de lui avoir volé la victoire.