Facebook n’est pas très zeeeennnn

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Facebook n’est pas très zeeeennnn
@ EUROPE1
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LES HISTOIRES D’@ - Une prof de yoga a sermonné une élève qui ne lâchait pas son téléphone. Elle a été virée.

« Chien tête en bas », « montagne », « poupée de chiffon » : avant de commencer ses cours de yoga, Alice Van Ness a toujours eu l’habitude de demander à ses élèves d’éteindre leur portable, pour « débrancher », se couper du monde extérieur. Une habitude qui remonte à des années et des années. Mais qui lui a valu un renvoi immédiat de son poste de prof de yoga … chez Facebook.

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Alice Van Ness, employée directe de la société Plus One Health Management, donnait un cours de yoga par semaine pour les employés (visiblement sous pression) de Mark Zuckerberg, sur le site du campus de Menlo Park. Au premier rang, au mois de mars dernier, alors qu’Alice Van Ness est en pleine « demi-Lune », l’une de ses élèves « textote » ostensiblement. La prof de yoga perd alors son calme.

Entre les deux femmes, pas un mot n’a été prononcé, Alice Van Ness a juste fait les gros yeux, façon maîtresse d’école en colère. « Je pense que mon visage disait tout : ‘vraiment ? Ton mail est plus important que la compréhension de ton corps ? Plus important que de prendre du temps pour toi ? C’est plus important que tous les gens qui sont ici? ». Un sermon agacé que l’élève a visiblement reçu 5/5. C’est elle qui serait allée se plaindre auprès de Facebook de l’attitude de la prof de yoga… qui a été convoquée peu après pour un licenciement par la société qui l’emploie.

« Sauf si un client nous demande de dire non spécifiquement à quelque chose, nous préférons dire ‘oui’ chaque fois que c’est possible », a argumenté la société Plus One Health Management, sur le mode « le client est roi ». Facebook, de son côté, n’a pas souhaité commenter l’affaire qui est sortie dans la presse américaine cette semaine au détour d’une longue interview de Alice Van Ness au San Francisco Chronicle.

Pour la prof de yoga, son licenciement, c’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans la Silicon Valley. « Réveillez-vous, on parle seulement de Facebook. Pas du gouvernement américain. Pas de la Russie qui voudrait nous envoyer une bombe. On parle de Facebook. Il y a quelque chose qui ne puisse pas attendre une demi-heure ? », fait-elle remarquer. Allez, on inspire, on expire, on inspire, on expire…