Europol met en garde contre un risque accru d'attentats de Daech

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Europol met en garde contre un risque accru d'attentats de Daech
Europol met en garde contre de nouveaux attentats djihadistes sur le sol européen.@ LEX VAN LIESHOUT / ANP / AFP
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L'agence de police de l'UE prévient que Daech pourrait commettre de nouveaux attentats à Europe, et recourir à de multiples formes d'attaques, comme les attentats à la voiture piégée et les enlèvements.

Daech va probablement tenter de commettre de nouveaux attentats en Europe, prévient vendredi Europol, l'agence de police de l'Union européenne, selon laquelle des dizaines de djihadistes seraient déjà sur le sol européen et de nombreux autres susceptibles d'y venir en raison du recul de Daech en Irak et en Syrie. Quelque 2.500 Européens pourraient lutter encore dans les rangs de Daech au Proche-Orient et "pourraient essayer de rentrer chez eux", estime de son côté le coordinateur antiterroriste de l'UE Gilles de Kerchove. "Le califat physique (...) est en train de s'effondrer mais le califat virtuel est toujours là, ce qui permet à l'organisation de diriger des attaques", souligne Gille de Kerchove. 

De multiples formes d'attentats. Dans un rapport consacré à la menace que fait peser Daech sur l'UE, Europol souligne que le groupe djihadiste peut recourir à de multiples formes d'attentats, qu'il s'agisse d'attaques simultanées comme celles qui ont ensanglanté Paris et Bruxelles ou d'initiatives de "loups solitaires". Mais l'agence de police européenne dit aussi s'attendre à ce que les djihadistes cherchent à importer en Europe les attentats à la voiture piégée et les enlèvements, communs en Syrie et en Irak. Europol pense que Daech va continuer à infiltrer les groupes de réfugiés syriens pour attiser les tensions au sein de l'UE, qui fragilisent déjà de nombreux gouvernements.

De futures cyberattaques terroristes ? Gilles de Kerchove déclare pour sa part que les services de sécurité doivent être prêts à déjouer dans les années à venir des cyberattaques ou des attaques à l'arme biologique. "Jusqu'à présent, les organisations terroristes n'ont pas utilisé Internet comme une arme", constate le juriste, en mentionnant le risque de cyberattaques contre les centrales nucléaires, les barrages hydroélectriques, les réseaux électriques ou même les systèmes de contrôle du trafic aérien. "Je n'exclus pas que nous soyons confrontés à cela avant cinq ans", prédit-il. Gilles de Kerchove souligne cependant qu'au cours des deux dernières années, la coopération entre Etats membres en matière de renseignement a fait un bond en avant "impressionnant".  

Le renforcement des mesures de sécurité et de la coopération entre polices européennes a permis de déjouer un certain nombre de projets d'attentat ces deux dernières années, souligne quant à lui le directeur d'Europol, Rob Wainwright, tout en notant que "la menace reste élevée" et qu'elle ne pourra être efficacement repoussée que par "une coopération encore meilleure".