Etats-Unis : violences après l'annulation d'un meeting de Donald Trump à Chicago

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Etats-Unis : violences après l'annulation d'un meeting de Donald Trump à Chicago
@ JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Sur le plan politique, Donald Trump mène dans la course aux délégués pour l'investiture, avant le "super mardi" bis de mardi prochain, quand cinq grands Etats voteront.

Le milliardaire Donald Trump a annulé à la dernière minute un meeting à Chicago pour éviter que des gens "ne soient potentiellement gravement blessés", mais des violences ont éclaté entre partisans et opposants du candidat républicain à la Maison Blanche.

Insultes et coups de poings entre pro et anti-Trump. Des manifestants, dont bon nombre de militants de Bernie Sanders et du mouvement anti-raciste "Black Lives Matter", avaient réussi à se rassembler à l'intérieur de l'arène sportive d'une université de Chicago, où l'homme d'affaires devait s'exprimer, menaçant apparemment d'en perturber le bon déroulement.  Toute la journée, la tension était graduellement montée à l'intérieur et à l'extérieur sur le campus, où des centaines de personnes, dont beaucoup d'étudiants, protestaient contre le venue du candidat. Un responsable a alors annoncé l'annulation de l'événement, déclenchant cris et stupeur, puis des altercations entre pro et anti-Trump. 

Des pancartes "Trump = haine" ou "Trump est un bouffon". Les manifestants, dont beaucoup de jeunes hispaniques, agitaient des pancartes telles que "Trump = haine" ou "Trump est un bouffon", dénonçant le "racisme" du candidat et ses propositions anti-immigrés. Un autre meeting, plus tôt dans la journée à St. Louis, dans le Missouri, avait été interrompu à de multiples reprises. 32 personnes y ont été arrêtées, selon la police de St. Louis. Ces scènes, qui ont gagné en intensité ces dernières semaines, font désormais partie intégrale des déplacements publics du milliardaire, qui en joue durant ses discours.

Trump enjoint ses partisans à "cogner" et promet de payer leur avocat. Il a le 1er février enjoint ses partisans à "cogner", promettant de payer leurs frais d'avocat. Le 23 février, il a déclaré qu'il aimerait "donner un coup de poing dans la figure" d'un perturbateur. Mercredi, un homme de 78 ans, John McGraw, a été inculpé après avoir été filmé frappant un manifestant noir, Rakeem Jones, lors d'un meeting à Fayetteville, en Caroline du Nord (sud-est). Une journaliste du site Breitbart a aussi accusé le directeur de campagne de Donald Trump de l'avoir brutalement agrippée par le bras mardi à une conférence de presse, ce que le proche du candidat a démenti.