Primaires aux Etats-Unis : tout est encore possible

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Primaires aux Etats-Unis : tout est encore possible
@ AFP
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Chez les démocrates, comme chez les républicains, le match s’annonce très serré pour le lancement des primaires dans l’Iowa.

Le 1er février marquera le coup d’envoi des primaires, en vue de l’élection présidentielle américaine qui, elle, se tiendra le 8 novembre prochain. C’est, comme le veut la tradition, l’Etat de l’Iowa qui ouvre le bal avec ses caucus. Mais difficile de savoir qui des candidats démocrates et républicains remportera la manche, mi-juin. Et selon les experts, tout est possible le jour J.

Hillary face à Bernie. Le dernier sondage, publié lundi par Fox News, attribue 48% des intentions de vote à Hillary Clinton, contre 42% pour Bernie Sanders dans l'Iowa. Un match très serré donc et qui pourrait basculer à la dernière minute. Les candidats eux-mêmes ont reconnu la particularité de cette campagne. "C'est une campagne difficile, c'est normal", a reconnu la candidate. "C'est le travail le plus dur du monde. On choisit un président et un commandant en chef".

Hillary Clinton, considérée comme la favorite pour représenter le camp démocrate dans la course à la Maison-Blanche, a dû faire face à l’ascension fulgurante de Bernie Sanders en seulement quelques mois. Dans le New Hampshire, Bernie Sanders a d’ailleurs longtemps mené. Mais Hillary Clinton reste en tête des intentions de vote sur tout le pays, signe que les deux premières épreuves, début février, ne pourraient être qu'un moment difficile à passer, mauvais rappel de 2008, quand Barack Obama l'avait battue en Iowa.

Trump et Cruz au coude à coude. Du côté des républicains, même schéma. Donald Trump et Ted Cruz sont au coude à coude, selon un nouveau sondage publié mardi. Le milliardaire Donald Trump devance de 2% le sénateur du Tea Party Ted Cruz, avec 31% des voix républicaines dans l'Iowa, contre 29%. Les autres candidats républicains à la présidentielle de novembre arrivent loin derrière, avec 13% pour Marco Rubio et moins de 7% pour les autres.

Cet écart entre les deux premiers est bien trop mince pour que les experts puissent en tirer des conclusions. "Les intentions de vote dans l'Iowa sont trop serrées pour établir un pronostic", a affirmé Peter Brown, directeur adjoint de l'institut de sondage. "Si les événements des deux dernières semaines n'ont pas fait bouger (les intentions de vote, ndlr), on se demande ce qui peut (les faire) changer dans les six prochains jours", a-t-il ajouté.

Des résultats qui stagnent depuis des semaines. Les intentions de vote n'ont pas changé depuis un mois dans l'Iowa, en dépit de l'intensification des joutes verbales entre les deux principaux prétendants républicains. Donald Trump n'a pas progressé en dépit du soutien que lui a apporté la semaine dernière Sarah Palin, ancienne favorite du Tea Party, qui fut candidate à la vice-présidence des Etats-Unis en 2008.Ted Cruz n'a pas non plus pâti des appels du gouverneur de l'Etat, Terry Branstad, à ne pas voter pour le sénateur du Texas.

Tout est possible le jour J. Pour autant le vote reste incertain puisque 40% des personnes interrogées ayant choisi un candidat avouent qu'elles peuvent encore changer d'avis. "La participation et le travail des équipes de campagne sur le terrain seront, au final, cruciaux", a expliqué Peter Brown, directeur adjoint de l'institut qui a réalisé le sondage.

Et puis le vote évangélique sera une nouvelle fois crucial le soir du 1er février, comme en 2012 et 2008. "Il est difficile pour tout républicain de gagner dans l'Iowa sans être au moins un peu soutenu par ce groupe", estime, pour sa part, Dennis Goldford, politologue à l'Université Drake à Des Moines.

Qu’il s’agisse des démocrates ou des républicains, si une défaite dans l’Iowa peut vite être gommée par une victoire dans un autre Etat - l’Iowa ne distribue qu'environ 1% des délégués pour les conventions d'investiture de juillet – c'est surtout la première fois, après des mois de sondages virtuels, que des électeurs exprimeront concrètement leur soutien pour tel ou tel candidat. Le symbole, et donc le message envoyé aux Américains, sera donc très fort.