États-Unis : un sénateur américain veut "botter les fesses" de Moscou

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Lindsey Graham intime à Donald Trump de "botter les fesses" à la Russie © CHRISTOF STACHE / AFP
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avec AFP
Le sénateur républicain considère que Donald Trump a été trop faible vis-à-vis de la Russie et qu'il doit lui imposer des sanctions pour son ingérence dans l'élection présidentielle.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a appelé samedi à "botter les fesses" de la Russie avec de nouvelles sanctions, et intimé au président Donald Trump d'être ferme, accusant Moscou d'ingérence dans la présidentielle américaine.

Trump doit "travailler à punir la Russie". "2017 est l'année où le Congrès va botter les fesses de la Russie", a dit l'élu lors de la Conférence de sécurité de Munich réunissant le gratin diplomatico-militaire mondial. Rappelant qu'une proposition bipartisane de loi pour imposer des sanctions à Moscou était en préparation, il a jugé que Donald Trump c'était montré trop faible vis-à-vis de la Russie. "Mon but est de mettre (ce texte) sur le bureau de Donald Trump et j'espère qu'il va se ranger à cette idée. En tant que leader du monde libre, il doit travailler avec nous à punir la Russie", a-t-il ajouté.

Prendre le parti des démocrates contre la Russie. Lindsey Graham, farouche contempteur de Vladimir Poutine, a aussi appelé le président américain à adresser publiquement ce message à la Russie, même si ce sont les démocrates et sa concurrente Hillary Clinton qui ont été les cibles des cyberattaques russes, selon le renseignement américain. "Ma plus grande préoccupation avec le président Trump, c'est qu'il n'a jamais regardé droit dans une caméra et dit 'même si c'est le parti démocrate qui a souffert de l'interférence russe, je suis maintenant le leader du monde libre et vous allez payer'", a-t-il martelé.

Punir les responsables des cyberattaques. Les sanctions cibleraient notamment les responsables de cyberattaques qui ont plongé, pendant la campagne de 2016, la candidate Hillary Clinton dans l'embarras. Selon Washington, l'objectif du pouvoir russe était de déstabiliser la démocrate au profit de Donald Trump. Barack Obama avait lui annoncé de nouvelles sanctions en décembre contre Moscou.