Etats-Unis : Obama nomme le juge Garland à la Cour suprême

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Etats-Unis : Obama nomme le juge Garland à la Cour suprême
Barack Obama et le juge Merrick Garland.@ AFP
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Barack Obama a choisi Merrick Garland pour siéger à la Cour suprême en remplacement du juge Antonin Scalia, décédé le 13 février dernier, a déclaré mercredi la Maison-Blanche.

C'est une nomination toujours très importante. En remplacement du juge Antonin Scalia mort le 13 février, le président Barack Obama va nommer le juge Merrick Garland à la Cour suprême des Etats-Unis. Il engage ainsi un redoutable bras de fer avec le Sénat.

Qui est le juge Garland ? Ancien procureur, Merrick Garland, âgé de 63 ans, est actuellement juge en chef de la cour d'appel du district de Columbia, où il avait été nommé par Bill Clinton en 1997, un choix alors confirmé à 76 voix pour et 23 contre par le Sénat. C'est un magistrat expérimenté aux opinions modérées. 

"Personne n'est mieux placé que lui". "Il a plus d'expérience juridique au niveau fédéral que tous les autres nommés à la Cour suprême au cours de l'histoire. Personne n'est mieux placé que lui pour servir immédiatement à la Cour suprême", selon un responsable de la Maison-Blanche qui a annoncé cette nomination. Son expérience lui a permis de "gagner le respect" d'élus aussi bien républicains que démocrates, a affirmé Barack Obama, appelant ses opposants politiques à étudier sa nomination pour la plus haute instance judiciaire américaine. La Cour suprême doit être "au-dessus de la politique", a-t-il ajouté. 

Une bataille à venir avec le Sénat. La nomination de Merrick Garland ouvre une bataille politique qui s'annonce féroce avec le Sénat à majorité républicaine, ce dernier refusant d'examiner toute nomination pour le moment, dans la crainte que Barack Obama fasse basculer à gauche la Cour suprême, composée de quatre conservateurs et de quatre libéraux depuis la mort d'Antonin Scalia. Barack Obama rejette l'idée de retarder la nomination d'un candidat pour cause d'année électorale malgré la volonté affichée des républicains de ne tenir aucune audition, ni de procéder à aucun vote sur un candidat que Barack Obama pourrait présenter.