États-Unis : des accusations d'attouchements à l'encontre d'un candidat au Sénat

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États-Unis : des accusations d'attouchements à l'encontre d'un candidat au Sénat
Le candidat républicain Roy Moore fait l'objet d'accusations d'attouchements sexuels de la part de quatre femmes @ MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La Maison-Blanche a déclaré que le président américain s'attendait à ce qu'un candidat républicain au Sénat se retire de la course si les accusations d'attouchements sexuels pesant sur lui s'avéraient vraies.

Le président Donald Trump s'attend à ce que le candidat à un poste de sénateur de l'Alabama se retire si les accusations d'attouchements pesant sur lui sont vraies, a déclaré vendredi la Maison-Blanche.

Les accusations de quatre femmes. Roy Moore, un ancien juge et candidat républicain à un poste vacant au Sénat, a été accusé par quatre femmes, qui ont témoigné dans le Washington Post, d'agressions sexuelles qui auraient eu lieu il y a quarante ans. Le magistrat, un Républicain ultra-conservateur de 70 ans, a nié les accusations formulées par ces quatre femmes, dont l'une était âgée de 14 ans au moment des faits présumés.

"Le juge Moore fera ce qu'il faut". "Comme tous les Américains, le président pense que nous ne pouvons pas laisser une simple accusation (...) détruire la vie d'une personne", a déclaré Sarah Huckhabee Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche, juste avant l'arrivée de Donald Trump au Vietnam pour assister au sommet Asie-Pacifique. "Cependant, le président pense aussi que si ces accusations sont vraies, le juge Moore fera ce qu'il faut faire et se retirera" de la course au Sénat, a-t-elle ajouté.

Un appel à se retirer. À Washington, plusieurs ténors républicains ont appelé Roy Moore, père de quatre enfants, à se désister si ces accusations sont vraies. Le sénateur John McCain a même estimé que les accusations "disqualifiaient" Moore pour l'élection sénatoriale dans l'Alabama où les Républicains sont généralement ultra-favoris. La perte d'un siège à la chambre haute du Congrès réduirait à une seule voix la majorité républicaine (de 52 à 51 sièges sur 100).