Et le pays où il fait bon vieillir est...

  • A
  • A
Et le pays où il fait bon vieillir est...
Partagez sur :

ETUDE - L'ONU a analysé la gestion mondiale du vieillissement. La Suède est première, la France 18e.

C'est un nouvel indice qui ne place pas la France sous son meilleur angle... et qui pointe encore l'excellence des pays d'Europe du Nord dans leur gestion sociale. L'ONU et HelpAge International, une ONG de défense des personnes âgées, ont créé un nouvel indice - dévoilé mardi - pour étudier les pays où le vieillissement est le mieux géré. En 2050, 22% de la population mondiale aura plus de 60 ans, soit plus de 2 milliards de personnes, contre 11% en 2012, soit 809 millions, souligne d'abord l'étude.

>> Consultez l'intégralité de l'étude en cliquant ici

Basé sur 13 indicateurs économiques et sociaux. Estimant que "la pénurie de données sur les personnes âgées peut conduire à les exclure systématiquement du financement des plans de développement et des politiques publiques", l'UNFPA et son partenaire ont créé un nouvel indice Global AgeWatch basé sur 13 indicateurs économiques et sociaux dans 4 domaines: sécurité des revenus, état de santé, emploi et éducation, environnement favorable.

La Suède, championne du vieillissement. Et d'après le classement tiré de l'étude, c'est la Suède qui est sacrée pays où le vieillissement est le mieux géré. Le pays scandinave est suivi par la Norvège et l'Allemagne. Viennent ensuite dans ce top 10 les Pays-Bas, le Canada, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, l'Islande et le Japon. La France se classe au 18e rang, à la 13e place des pays européens.

Ce qui pénalise la France. Si l'Hexagone arrive en deuxième position pour son système de retraites parmi les plus égalitaires au monde, il pèche dans de nombreux domainez, selon l'étude. L'absence de seniors dans les entreprises en fait partie. Après 55 ans, moins d'un Français sur deux a un travail. Une carence à mettre sur le compte du recrutement, mais aussi de la formation professionnelle, qui ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin, selon l'économiste Jean-Hervé Lorenzi, joint par Europe 1. "Il faut se coller dans une logique où les gens ont une seconde carrière et donc que la formation professionnelle soit un élément de projection des individus dans une deuxième phase de leur carrière vers 50 ans", estime-t-il.