Et après le sommet de Copenhague ?

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Et après le sommet de Copenhague ?
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Pour Jean-Louis Borloo, l'accord obtenu samedi est "le début d'un processus qui va être compliqué".

"Ce n'est peut-être pas tout ce que nous espérions, mais cette décision de la conférence des parties [samedi à Copenhague] est une étape essentielle", a expliqué samedi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Unpremier accord a été obtenu mais au forceps et a minima. C'est "le début d'un processus qui va être compliqué", a confirmé Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie.

La conférence de Copenhague n’a en fait que "pris note" de l'accord adopté vendredi soir par les chefs d'Etat de 28 pays industrialisés et émergents. La transformation de ce texte en "traité", "légalement contraignant", devrait être au coeur d'un "sommet intermédiaire". Mais l’échéance fixée dans un premier temps pour la fin de l’année 2010 à Mexico ne figure plus dans le document final.

Pour faire avancer les discussions, la chancelière allemande Angela Merkel a proposé d'accueillir une conférence de mi-parcours, en juin à Bonn. Mais le délégué sud-africain a fait une ultime demande, en toute fin de conférence : que les dates de cette réunion climat ne se télescopent pas avec le Mondial de football en Afrique du Sud qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010.

Reste qu'il sera très difficile de réunir ainsi une nouvelle fois autant de dirigeants du monde à un nouveau sommet climat, a prévenu dimanche la ministre danoise Connie Hedegaard.

Pour Ségolène Royal, malgré la "cruelle déception", le "combat citoyen" doit continuer. "Que ce soit dans les régions ou dans les villes, nous, les citoyens, nous démontrons que nous sommes bien souvent à l'avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique et le rééquilibrage des rapports Sud-Nord", lance la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dans la lettre d'informations de son association Désirs d'avenir.

"Il ne sert à rien de pleurer pendant des jours et des semaines, il faut reprendre le combat, le temps que nous utiliserons pour pleurer sur cet échec c'est du temps perdu pour préparer les prochaines échéances ", a réagi de son côté l’UMP Christian Estrosi.

Plus combatif encore, le patron de Greenpeace, Kumi Naidoo, a prôné "de nouvelles formes de désobéissance civile pacifique" dans la lutte contre le réchauffement climatique, même, a-t-il dit, "si nous devons remplir les prisons à cause de cela".

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