Essai nucléaire : les États-Unis et Russie vont saisir l'ONU

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Essai nucléaire : les États-Unis et Russie vont saisir l'ONU
John Kerry a annoncé qu'il allait saisir l'ONU conjointement avec la Russie@ MICHAEL DALDER / POOL / AFP
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Face au nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord, la Russie et les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allait saisir l'ONU.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ont exprimé vendredi de leur préoccupation après l'essai nucléaire nord-coréen et annoncé qu'ils allaient saisir les Nations Unies.

Une "conversation sérieuse". S'adressant aux journalistes peu avant le début de négociations sur la Syrie à Genève, John Kerry, au côté de Sergueï Lavrov, a affirmé avoir également parlé avec le Japon et la Corée du Sud et avoir eu une "conversation sérieuse" sur cet essai. Le régime nord-coréen a affirmé vendredi avoir effectué un cinquième essai nucléaire et que cela avait démontré sa capacité à monter une ogive nucléaire sur un missile.

"Nous sommes gravement préoccupés". Si l'essai nucléaire était avéré, il entamerait encore un peu plus la confiance de son allié chinois et diminuerait la probabilité pour que reprennent les pourparlers à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Russie, Chine, Japon) sur le programme nucléaire nord-coréen, au point mort depuis 2008. "Nous sommes gravement préoccupés, les résolutions du Conseil de sécurité doivent être rigoureusement appliquées et nous devons envoyer ce message très fort", a déclaré Sergueï Lavrov.

Une discussion prochaine avec l'ONU. Le ministre russe des Affaires étrangères a également fait part de son intention de discuter dans la journée avec son homologue japonais. "De toute évidence, le Japon et la Corée du Sud, en particulier, sont profondément préoccupés en raison de leur proximité" géographique avec la Corée du Nord, a relevé John Kerry. "Mais je pense qu'il est juste de dire que la Chine, la Russie et les Etats-Unis, (et que) tout le monde a les mêmes préoccupations à ce sujet", a-t-il ajouté. "Nous essayons de (...) déterminer précisément ce qui s'est passé (...) et nous allons certainement en discuter dans le cadre des Nations unies, c'est sûr", a-t-il dit.