Espagne : un conducteur entendu par la police

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Espagne : un conducteur entendu par la police
@ REUTERS
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PORTRAIT - L’un des deux conducteurs aux manettes du train qui a déraillé a été placé en détention.

L’INFO. Son comportement devrait être au cœur de l’enquête. L’un des deux conducteurs du train qui a déraillé mercredi soir à Saint-Jacques de Compostelle a été placé en détention à l'hôpital jeudi soir, sans que l’on sache précisément duquel des deux hommes il s’agit. Dans cet accident qui a fait au moins 80 morts, l’hypothèse privilégiée est en effet celle d’un excès de vitesse. D'autant que le conducteur se serait déjà vanté de tels excès. Europe1.fr fait le point sur ce que l’on sait de lui.

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Accident de train Espagne

© MAXPPP

Un conducteur expérimenté. Deux conducteurs se trouvaient dans la cabine de pilotage. L’homme visé par une enquête judiciaire est un conducteur expérimenté, âgé de 52 ans. Il a à son actif trente ans de service comme technicien pour la Renfe, les chemins de fer espagnols, dont une quinzaine d’années comme conducteur de train. Il circulait depuis un an sur la ligne à grande vitesse Madrid-Santiago, sur laquelle s’est produit l’accident. Légèrement blessé, il a été hospitalisé.

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"On a déraillé". Après l’accident, des victimes l’ont entendu parler au téléphone, selon des médias espagnols. "On a déraillé, on a déraillé, qu’est-ce que je peux faire ?", aurait-il alors dit. D’après El Pais, l’autre conducteur aurait une conversation radio dans laquelle il aurait indiqué que le train avait abordé le virage à une vitesse de 190 km/h. "L’erreur est humaine", aurait-il alors ajouté, poursuivant : "j’espère qu’il n’y aura pas de morts, sinon je les aurai sur la conscience".

Un profil Facebook. Jeudi, les médias espagnols ont publié des captures d’écran reprenant un profil Facebook attribué à l’un des deux conducteurs.

On peut y lire une conversation datant de mars dernier, dans laquelle il se vante, photo du compteur à l’appui, de rouler à 200 km/h. Il ajoute que ce serait drôle de faire "sauter un radar". Dès jeudi matin, le profil Facebook avait été supprimé.