Espagne : la majorité du parlement catalan en faveur d'un référendum sur l'indépendance

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Espagne : la majorité du parlement catalan en faveur d'un référendum sur l'indépendance
La catalogne pourrait de nouveau organiser un référendum pour son indépendance.@ AFP
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La Catalogne pourrait organiser un nouveau référendum sur son indépendance en septembre 2017. Le gouvernement espagnol a toujours refusé ce type de consultation.

Se dirige-t-on vers un nouveau référendum en Catalogne ? Le président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont a obtenu jeudi la confiance de son parlement régional, pour convoquer dans un an - envers et contre tout - un référendum sur l'indépendance de sa région du nord-est de l'Espagne.

"Référendum ou référendum". Carles Puigdemont, qui posait la question de confiance, a obtenu la majorité absolue au parlement régional, avec 72 voix "pour" son projet (62 de sa coalition, 10 du petit parti de gauche anticapitaliste CUP) et 63 "contre". Son gouvernement de coalition récupère ainsi l'appui de la CUP, le plus radical des partis indépendantistes, qu'il avait perdu en juin, sur fond de différends idéologiques. Ce sera "référendum ou référendum", avait annoncé mercredi le président séparatiste de la Catalogne, promettant de convoquer "les citoyens aux urnes" en septembre 2017 "pour qu'ils permettent par leur vote la proclamation de l'indépendance".

Paralysie politique. Cette annonce a été faite à Barcelone alors que l'Espagne vit depuis neuf mois une situation de paralysie politique: le conservateur sortant Mariano Rajoy n'a pu former de nouveau cabinet à Madrid depuis décembre, les socialistes refusant de le laisser gouverner à nouveau. Carles Puigdemont n'a cependant pas expliqué comment il comptait organiser cette consultation qui devrait être de nouveau interdite par la justice espagnole.

Un référendum déjà organisé en 2014. Son prédécesseur à la tête de l'exécutif régional, Artur Mas, avait déjà organisé en novembre 2014 une consultation semblable à un référendum, à laquelle avaient participé près de 2,3 millions de personnes. Près de 80% s'étaient déclarées pour l'indépendance. Ce faux référendum vaut à à l'ancien président de la Catalogne des poursuites judiciaires pour "désobéissance".

Le gouvernement central sortant de Mario Rajoy a toujours refusé l'option d'une telle consultation, utilisée notamment en Ecosse en 2014. Il invoque la Constitution pour affirmer qu'il appartient à tous les Espagnols de se prononcer sur le sort d'une partie du territoire.