Enquête sur l'ex-banque d’Enrico Macias

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Enquête sur l'ex-banque d’Enrico Macias
Enrico Macias s'est vu prêter huit millions d'euros, mais doit rembourser 43 millions d'euros, selon ses avocats.@ MAX PPP
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Le chanteur avait porté plainte contre la banque islandaise Landsbanki pour escroquerie.

La filiale luxembourgeoise d'une banque islandaise en faillite a été mise en examen pour escroquerie après des plaintes de particuliers. Parmi les victimes, le chanteur Enrico Macias, qui avait souscrit un emprunt hypothécaire auprès de la filiale. Ainsi, Enrico Macias s'est vu prêter huit millions d'euros, mais doit rembourser 43 millions d'euros, selon ses avocats.

Le juge Renaud Van Ruymbeke, qui instruit une information judiciaire ouverte à Paris en juillet 2009 sur l’affaire, a retenu vendredi le chef de défaut d'agrément contre la filiale luxembourgeoise de la banque Landsbanki, ont indiqué les avocats d’Enrico Macias, confirmant une information du Parisien.

"Plus de 400 victimes espagnoles, portugaises et françaises"

Le problème ? La banque proposait aux particuliers d'hypothéquer leur maison en contrepartie de prêts soi-disant avantageux. Le montage financier, complexe, aurait fait "plus de 400 victimes espagnoles, portugaises et françaises", selon les avocats. Il impliquait que le particulier reçoive une partie de la somme, tandis que la banque réinvestissait le reste, les bénéfices de ces investissements devant servir à rembourser l'emprunt.

"Les opérations frauduleuses de la banque, des contrats de prêts et d’investissements non spéculatifs adossés aux biens immobiliers des clients, ont fait perdre en tout plusieurs dizaines de millions d’euros aux emprunteurs et entraîné pour certains la perte de leur maison", ont affirmé dans un communiqué Mes Edouard de Lamaze et Eric Morain. Avec la crise financière, ces placements ont perdu la majeure partie de leur valeur et les souscripteurs ne disposent plus des moyens de rembourser les échéances.

"Faire vendre les maisons hypothéquées"

Malgré la faillite en 2008 de sa maison mère, la filiale luxembourgeoise a assigné ses souscripteurs devant la justice du Grand-Duché pour faire exécuter la garantie des emprunts: faire vendre les maisons hypothéquées. Nombre de ces particuliers ont donc engagé une bataille judiciaire en France pour obtenir que des juridictions civiles de l'Hexagone se disent compétentes pour trancher le litige avec la filiale luxembourgeoise.