Enquête en Israël sur l'achat de sous-marins allemands

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Enquête en Israël sur l'achat de sous-marins allemands
Les sous-marins seront livrés dans dix ans environ (photo d'illustration.) @ JACK GUEZ / AFP
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L'avocat personnel de Benjamin Netanyahu pourrait être impliqué, selon une chaîne de télévision israélienne. 

Le ministère israélien de la Justice a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête sur des faits de corruption présumés lors de l'achat de sous-marins allemands dans lesquels seraient impliqués des proches de Benjamin Netanyahu. Le ministère a toutefois précisé que le premier ministre n'était pas considéré comme un suspect dans cette affaire.

L'avocat personnel de Netanyahu dans le viseur de la justice ? En novembre, le procureur général d'Israël a demandé à la police d'effectuer une enquête préliminaire sur l'achat par Israël de sous-marins Dolphin auprès du groupe allemand ThyssenKrupp. Au vu des éléments collectés par la police qui font naître la suspicion que certaines personnes impliquées dans ce marché ont commis "des délits constituant des faits de corruption", le procureur général a décidé d'ouvrir une enquête judiciaire complète, a précisé le ministère de la Justice.

Il n'a donné aucune précision sur les personnes visées, mais des médias israéliens ont cité le nom de David Shimron, l'avocat personnel du Premier ministre. Selon la chaîne de télévision Channel 10, David Shimron est également le représentant en Israël de l'homme d'affaires Miki Ganor, agent du groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems qui doit construire ces sous-marins, ce qui constituerait un conflit d'intérêts. Après les révélations de cette télévision en novembre, Benjamin Netanyahu avait assuré ne pas savoir que Me Shimron était en relation avec la transaction.

Deux enquêtes sur Netanyahu depuis fin 2016. Le Premier ministre israélien fait, lui, l'objet depuis fin 2016 de deux enquêtes : l'une pour des cadeaux luxueux que sa famille et lui sont soupçonnés d'avoir reçus de la part d'hommes d'affaires, l'autre pour avoir tenté de négocier une couverture journalistique plus favorable avec le patron du plus grand quotidien national payant. Il dément ces accusations.