Emotion à Rome après un incendie criminel mortel contre des Roms

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Emotion à Rome après un incendie criminel mortel contre des Roms
Un précédent incendie dans un camp de roms italien avait fait quatre morts, en 2011.@ ANDREAS SOLARO / AFP
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Trois femmes roms sont décédées, dans la nuit de mardi à mercredi, dans l'incendie de leur camping-car près de Rome, en Italie.

Les plus hautes autorités italiennes et le pape François ont fait part mercredi de leur émotion après la mort dans la nuit d'une jeune femme et de deux fillettes roms dans l'incendie criminel de leur camping-car en périphérie de Rome. Les trois victimes, trois sœurs âgées de 4, 8 et 20 ans, dormaient avec leurs parents et leurs huit autres frères et sœurs quand le camping-car a soudainement pris feu.

Jet d'une bouteille contre le camping-car. Des images d'une caméra de surveillance montrent un homme jetant avant l'embrasement une bouteille contre le camping-car, selon les enquêteurs. Ceux-ci, dans un premier temps, n'ont pas tranché entre un acte xénophobe ou un règlement de compte. 

Le Vatican apporte "une salutation et une aide concrète". L'association 21 Luglio, qui dénonce régulièrement un sentiment diffus de rejet des Roms et des Sintis en Italie, a fait part de sa "douleur" tout en recommandant d'attendre les résultats de l'enquête. Mais à travers la ville, cette douleur a été partagée. Le président de la République, Sergio Mattarella, a dénoncé "un crime horrible", la maire de Rome, Virginia Raggi, a dénoncé "une tragédie". Et dans l'après-midi, le pape François a envoyé son aumônier auprès de la famille endeuillée pour apporter "une salutation et une aide concrète", selon le Vatican.

Quatre enfants roms décédés en 2011. "Ce n'est pas la première fois que nous pleurons la mort d'enfants dans l'incendie d'un camping-car ou d'un campement de fortune", a rappelé dans un communiqué Francesco Rocca, président de la Croix Rouge italienne. "En février 2011, quatre enfants étaient morts dans un incendie dans un camp rom. A Rome comme ailleurs en Italie, on continue à mourir d'exclusion sociale et de discrimination. Plutôt que de verser des larmes amères après les tragédies, les institutions devraient multiplier les efforts pour arriver dans les trop nombreuses zones grises de notre société", a-t-il ajouté.