Élection de Trump : une chance pour l'Union européenne qui doit se garder des "préjugés"

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Élection de Trump : une chance pour l'Union européenne qui doit se garder des "préjugés"
Boris Johnson préfère attendre que Donald Trump donne les grandes lignes de sa politique étrangère@ EMMANUEL DUNAND / AFP
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Boris Johnson considère que l'élection de Donald Trump "pourrait être une bonne chose pour la Grande-Bretagne".

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a estimé lundi que l'Union européenne ne devait pas "préjuger" de ce que sera la présidence Trump aux États-Unis, considérant cette élection comme "un moment d'opportunité" pour l'UE.

Un débat "inutile" quelques jours seulement après son élection. "Donald Trump, comme je l'ai déjà dit, est quelqu'un avec qui on peut discuter et je pense que [son élection] pourrait être une bonne chose pour la Grande-Bretagne mais aussi une bonne chose pour l'Europe", a plaidé Boris Johnson à son arrivée à une réunion des 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles.

La veille, il avait boudé une réunion avec ses homologues de l'UE sur les conséquences de l'élection de Trump, jugeant "inutile" un tel débat à ce stade, alors que le président élu n'a encore rien dit sur sa future politique étrangère. Plusieurs ministres ont aussi tenu des commentaires similaires, notamment le Hongrois et le Polonais. Le Français Jean-Marc Ayrault, qui comptait parmi les absents, a fait valoir "des raisons d'agenda".

Le signe d'une crise de confiance avant tout. "Cela ne fait que quelques jours que l'élection a eu lieu, je pense que nous devons tous attendre et voir ce qu'ils [l'administration Trump] vont mettre sur la table", a dit lundi Boris Johnson. "Je pense que nous devrions considérer cette élection comme un moment d'opportunité", a-t-il poursuivi, expliquant que l'élection de Trump témoignait de la crise de confiance actuelle entre les populations et leurs dirigeants.

"Les gens qui sentent qu'ils n'ont pas été entendus correctement, représentés correctement, commencent à faire entendre leur voix. C'est à nous, c'est à tout le monde, de les écouter et de faire avancer les choses de manière positive", a souligné le ministre britannique, ex-leader la campagne pro-Brexit dans son pays.