Egypte : nouvelle journée de violences

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Egypte : nouvelle journée de violences
Les heurts entre partisans et opposants au président Moubarak se poursuivent jeudi au centre du Caire@ REUTERS
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La journée de jeudi a été de nouveau très tendue. Moubarak aurait exprimé le souhait de partir.

Le point à 23h40. C'est unenouvelle journée de violences qui a secoué Le Caire. Après un mercredi marqué par de violents affrontements dans la capitale égyptienne, des heurts ont de nouveau opposé pro et anti-Moubarak à proximité de la place Tahrir. Mais l'armée a cette fois-ci décidé de s'interposer, d'autant que le régime a essuyé une pluie de critiques internationales. Les Occidentaux n'ont pu sortir dehors, de crainte de se faire lyncher, tandis que les journalistes étrangers ont été pris à partie et arrêtés. Le président égyptien Hosni Moubarak a indiqué dans une interview qu'il aimerait quitter le pouvoir mais craignait que le pays plonge dans le chaos. Une nouvelle journée de manifestation est prévue vendredi, baptisée "journée du départ".

22h57 : Champ libre à la manifestation de vendredi. Le Premier ministre égyptien, Ahmed Chafic, a demandé au ministre de l'Intérieur de ne pas entraver les marches pacifiques de vendredi.

22h34 : Ban Ki-Moon dénonce la répression des médias. Le secrétaire général de l'ONU a jugé "scandaleux et totalement inacceptable" la répression contre les médias et les défenseurs des droits de l'Homme.

22h11 : La chaîne d'information France 24 diffuse des images de la place Tahrir, plutôt calme jeudi soir.





21h58 : La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a fermement condamné jeudi les agressions dont sont victimes les journalistes couvrant les troubles dans la capitale égyptienne. Un journaliste de la télévision publique suédoise SVT a notamment été "grièvement blessé" à coups de couteau. Le site ABC News a commencé à dresser la liste des journalistes étrangers arrêtés et blessés au Caire.

21h35 : La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a qualifié d'"inacceptables" jeudi soir les violences dont sont victimes les manifestants dans les rues du Caire. Elle a demandé à nouveau des mesures "immédiates" en vue d'une transition politique. Dans un communiqué, elle a indiqué avoir téléphoné au vice-président égyptien Omar Souleimane "pour entendre son évaluation de la situation et lui exprimer sa grande préoccupation au sujet des agressions inacceptables contre les manifestants pacifiques".

21h30 : L'hôtel où est logé un grand nombre de journalistes étrangers au centre du Caire ne prolonge pas les réservations des reporters, qui sont donc obligés de quitter leurs chambres, en plein couvre-feu, écrit sur Twitter le correspondant de France 2 en Egypte, Charles Enderlin.

21h26 : Plusieurs opérateurs de téléphonie mobile ont accusé les autorités égyptiennes de leur avoir fait transmettre des SMS sous la contrainte. Orange déclare que sa filiale égyptienne Mobinil a été contrainte par l'armée égyptienne d'envoyer des SMS à ses clients sur "des questions touchant à la sécurité des personnes". Vodafone pour sa part a accusé les autorités égyptiennes d'utiliser son réseau pour envoyer des SMS pro-gouvernementaux à ses abonnés, sans indication claire d'expéditeur. Un SMS envoyé mercredi et consulté par Reuters communiquait le lieu et l'heure d'une manifestation de soutien à Moubarak.

21h12 : Sept jeunes leaders de la contestation ont été arrêtés, ont annoncé leurs familles.

20h56 : Le Pentagone indique qu'il ne cessera pas ses livraisons d'armes à l'Egypte dans les prochains mois. L'administration Obama dit vouloir réexaminer l'aide économique et militaire qu'elle apporte au régime du président Hosni Moubarak mais y mettre un terme n'est pas d'actualité.

20h31 : Hosni Moubarak a déclaré à la chaîne américaine ABC qu'il en a assez et qu'il aimerait partir mais qu'il ne le peut pas, craignant que le pays bascule dans le chaos. "Je ne veux pas voir les Égyptiens se battre entre eux", a-t-il notamment déclaré, après les affrontements de mercredi et jeudi.

20h27 : Le personnel de l'ONU est évacué. Environ 300 employés des Nations unies et leurs familles, basés en Egypte, ont été évacués jeudi en raison des violences vers l'île méditerranéenne de Chypre, située à 90 minutes de vol du Caire, a indiqué un porte-parole de l'ONU.

20h12 : Les Frères musulmans refusent de parler avec le régime. Principale force d'opposition en Egypte, la confrérie a délivré la nouvelle sur son site internet, après que le vice-président Omar Souleimane l'eut invitée au dialogue.

19h52 : Les départs des vacanciers en Egypte et en Tunisie sont suspendus jusqu'au 14 février prochain ont indiqué les voyagistes français.

19h40 : Constance, une Française habitant au Caire, témoigne sur Europe 1 du harcèlement dont sont victimes les étrangers depuis mercredi. "Depuis hier soir [mercredi, ndlr], tout un tas de rumeurs circulent sur les Occidentaux, comme quoi ils seraient des agents du Mossad, un espèce de fouillis complètement irrationnel mais qui fonctionne assez bien parmi la police en civil", raconte-t-elle.

Constance et son mari ont décidé de rentrer en France. Un ami égyptien va les conduire à l'aéroport.

19h05 : L'Iran a indiqué soutenir le mouvement de protestation égyptien, estimant qu'il est un signe de "renaissance islamique" au Moyen-Orient. "L'Iran soutient les revendications légitimes du peuple égyptien et souligne qu'elles doivent être satisfaites", dit un communiqué du ministère des Affaires étrangères. L'Iran, seul pays de la région à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec l'Egypte, espère que la chute du gouvernement égyptien permettrait de renforcer son influence.

19h : L'Egypte saura "transcender ses difficultés actuelles" et poursuivre son "processus de démocratie", a déclaré le porte-parole du gouvernement marocain, indiquant que le gouvernement suit "avec intérêt et attention ce qui se passe en Egypte".

18h55 : La BBC a mis en ligne une galerie de photos des émeutes prises par les Egytiens.

18h35 : Un des correspondants d'Europe 1 au Caire raconte qu'un char de l'armée égyptienne s'est retourné contre les militants pro-Moubarak et a tiré plusieurs charges. Pendant près d'une heure, le calme est revenu au Caire avant que les partisans du président Moubarak reviennent harceler les manifestants.

Notre journaliste explique par ailleurs que la situation s'est fortement dégradée en quelques heures pour les journalistes "comme s'il y avait eu un mot d'ordre". "Tout ce qui était blanc, qui portait un appareil photo ou une caméra est devenu tout à coup une cible", raconte François Clauss. "S'ajoute à cela le harcèlement des autorités. La sécurité de l'hôtel, en complicité avec les autorités sécuritaires du pays, montent dans les chambres, confisquent les caméras et nous empêchent, nous radios, de déployer nos antennes satellite et de transmettre nos reportages", indique-t-il.

18h25 : A Beyrouth, des heurts ont opposé une centaine de manifestants hostiles à Moubarak à la police devant l'ambassade d'Egypte. Les policiers sont intervenus pour repousser les manifestants qui tentaient de pénétrer à l'intérieur de l'ambassade.

18h18 : La BBC, citant Reuters, annonce que dix personnes ont été tuées place Tahrir jeudi.

17h40 : Le vice-président égyptien, Omar Souleimane, s'est exprimé en direct pendant 45 minutes à la télévision. Il indique que les Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, et bête noire du régime de Moubarak, ont été invités à participer au dialogue entre le pouvoir et l'opposition. Pour Omar Souleimane, les revendications des jeunes sont "légitimes". "Le président a mis en place une feuille de route pour répondre à ces revendications", ajoute-t-il. "Nous vous remercions de ce que vous avez fait, vous êtes l'étincelle qui a allumé le feu de la réforme", dit-il aux jeunes avant de les appeler quitter la place Tahrir.

Le vice-président assure par ailleurs que les violences qui ont lieu depuis mercredi place Tahrir sont le résultat "d'un complot" fomenté par des gens en Egypte même ou à l'étranger. Selon lui, l'appel au départ du président Moubarak est un "appel au chaos" et il dénonce toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures. Omar Souleimane précise qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle et confirme qu'Hosni Moubarak ne se présentera pas. Le candidat devra remplir des"conditions" spécifiques, a indiqué le vice-président.

17h12 : Le FMI veut attendre avant de proposer son aide à l'Egypte. Pour le Fonds monétaire international, il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences économiques de la révolte populaire. En déplacement mardi à Singapour, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn s'était dit "prêt à aider" des pays qui, comme l'Egypte, souhaiteraient relancer leur économie sur de nouvelles bases après des changements politiques.

16h55 : Le président russe, Dmitri Medvedev, s'est entretenu par téléphone avec Hosni Moubarak. Il a dit à son homologue souhaiter un règlement pacifique de la crise qui secoue l'Egypte, rapportent les agences russes. Dmitiri Medvedev s'est cependant gardé d'appeler à une transition politique immédiate en Egypte alors que plus tôt dans la journée, le ministère russe des Affaires étrangères avait jugé néfastes les solutions "importées" et les "ultimatums", dans une référence à peine voilée aux critiques des capitales européennes et des Etats-Unis à l'égard du régime égyptien.

16h31 : Un étranger a été battu à mort place Tahrir, rapportent des témoins et des services de secours, cités par l'AFP. Par ailleurs, des témoins indiquent qu'un hypermarché situé dans la banlieue du Caire est en feu et que les clients ont dû casser les fenêtres pour échapper aux flammes.

16h05 : La chasse aux journalistes se poursuit au Caire. Alors que les témoignages des reporters étrangers sur des violences dont ils ont été victimes se multiplient, des partisans d'Hosni Moubarak ont fait irruption dans des hôtels de la capitale égyptienne où ils traquent des journalistes, selon la chaîne Al-Arabia citée par Reuters.

16h02 : Environ 200 étudiants palestiniens manifestent à Gaza, en soutien aux manifestants égyptiens. Réunis devant la représentation diplomatique égyptienne à Gaza, fermée depuis la prise de pouvoir du Hamas en juin 2007, les étudiants, scandaient des slogans tels que "A bas Moubarak" et "le peuple égyptien veut un changement de régime". Les services de sécurité de l'Autorité palestinienne avaient officiellement interdit toute manifestation en lien avec les soulèvements en Egypte et en Tunisie plus tôt dans la journée.

15h51 : Amnesty International annonce l'arrestation d'un de ses employés français au Caire.

15h46 : ni Hosni Moubarak ni son fils ne se présenteront à la présidentielle en septembre prochain. Le président égyptien avait déjà annoncé mardi qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat, mais son fils Gamal était jusque là considéré comme son successeur potentiel. C'est le vice-président nouvellement nommé, Omar Souleimane, qui a fait l'annonce à la télévision publique. Il a par ailleurs déclaré que les autorités libéreraient tous les jeunes gens arrêtés depuis le début du mouvement de contestation n'étant pas impliqués dans des actes criminels. Il a également promis que les instigateurs des violences qui ont débuté mercredi dans le centre du Caire, où des partisans de Moubarak ont agressé les manifestants, seraient poursuivis.

15h30 : la France demande à l'Egypte de garantir la sécurité des journalistes étrangers. Le ministère des Affaires étrangères appelle à la fin des "agissements inacceptables" dont sont victimes les médias étrangers, en particulier français. Plusieurs incidents "ont mis en cause la sécurité de plusieurs journalistes français, des chaînes de télévision TF1, France 2, BFMTV, France 24, M6 et du journal Le Monde", a souligné lors d'un point de presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

15h16 : d'anciens ministres et responsables égyptiens sont interdits de sortie du territoire égyptien, annonce la télévision d'Etat. Par ailleurs, le Premier ministre Ahmed Chafic a annoncé que l'ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, ferait l'objet d'une enquête. Son compte bancaire ainsi que celui d'autres anciens ministres, comme ceux du Tourisme Ahmed el Maghrabi et du Logement Zouhair Garana, ont été gelés.

15h06 : Obama dit prier pour "des jours meilleurs" en Egypte. Lors d'un "déjeuner de prière" annuel rassemblant des élus à Washington, le président américain a indiqué "penser à la violence à laquelle nous assistons à l'heure actuelle au Moyen-Orient". "Nous prions pour que la violence en Egypte s'arrête, que les droits et les aspirations des Egyptiens se réalisent, et que des jours meilleurs arrivent en Egypte et dans le monde entier", a-t-il ajouté.

14h59 : le Premier ministre s'excuse pour les violences. Le Premier ministre égyptien Ahmed Chafic s'est excusé pour les affrontements meurtriers aux cours des dernières heures entre partisans et opposants du président égyptien Hosni Moubarak sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, et a demandé qu'une enquête soit menée. Ahmed Chafic, nommé Premier ministre samedi lors d'un remaniement ministériel du président Moubarak à la suite de manifestations antigouvernementales à travers le pays, a assuré que des violences semblables ne se produiraient plus. Ces violents heurts ont fait au moins sept morts et plus de 1.000 blessés, selon des sources médicales contactées par l'AFP. Il a également déclaré ne "pas avoir assez de policiers".

14h40 : des cartes du parti de Moubarak sur des manifestants. Des cartes de membres du parti politique du président Hosni Moubarak auraient été retrouvées sur des manifestants, selon le blogueur égyptien Wael Abbas. Ce blogueur influent a twitté sur sa page de micro-blogging un lien vers des photos prises par des manifestants anti-Moubarak sur lesquelles on peut voir une multitude de cartes du parti national démocratique, parti de Hosni Moubarak alignées à même le sol. Les protestataires les auraient confisquées aux manifestants de l'autre camp lors des affrontements de la place Tahrir.

13h58 : Ban Ki-moon prône une transition immédiate. La transition en Égypte devrait commencer dès à présent, a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "De nombreuses personnes demandent à présent au gouvernement de faire des réformes. Il y a eu des appels à la transition, une transition très ordonnée", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Londres. Le gouvernement égyptien, a-t-il ajouté, devrait entendre très attentivement les souhaits et les revendications exprimés par son peuple. Le diplomate a également appelé à la protection de la liberté d'expression, que ce soit celle des manifestants ou celle des journalistes couvrant la révolte égyptienne.

13h40 : des tirs aux abords de la place Tahrir. Des tirs nourris ont été entendus aux abords de la place Tahrir, théâtre d'accrochages entre partisans et opposants au président égyptien Hosni Moubarak, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

>> Découvrez le reportage de Paris Match dans le centre du Caire, en cliquant ici.

13h20 : Vinci et Bouygues rapatrient leurs expatriés. Les groupes français de bâtiment et travaux publics, Vinci et Bouygues, associés dans la construction de la ligne 3 du métro du Caire, ont indiqué qu'ils organisaient le retour de la quasi-totalité de leur quelque 180 expatriés et leurs familles en Egypte.

13h15: Paris "extrêmement préoccupé" par la situation. Le Premier ministre François Fillon a déclaré que la France était "extrêmement préoccupée" par la "dégradation" de la situation en Egypte. Il a plaidé à son tour pour "une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie".

13h05 : plusieurs journalistes égyptiens et étrangers agressés. Plusieurs reporters étrangers et locaux ont été agressés au cours des violences au Caire, ce qui a conduit la Commission de protection des journalistes (CPJ) à accuser le gouvernement égyptien de tentative d'intimidation à l'encontre des médias. Reuters télévision rapporte qu'un membre d'une de ses équipes a été frappé près de la place Tahrir où il effectuait avec un collègue un reportage sur les magasins et les banques contraints de fermer pendant les troubles. Leur équipement leur a été pris avant d'être brisé.

12h40 : l'armée repousse des partisans de Moubarak. L'armée égyptienne a repoussé jeudi des partisans du président Hosni Moubarak qui s'en prenaient aux opposants rassemblés au Caire, rapporte correspondant de Reuters. Le conducteur d'un char a orienté sa tourelle vers les loyalistes qui lançaient des pierres aux manifestants depuis un lieu plus élevé. Des militaires les ont ensuite chassés de cette position.

12h12 : pas d'évacuation des Français. Il n'y a pas, pour le moment, d'évacuation prévue pour les ressortissants français qui habitent en Egypte, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.

11h42 : des prisonniers s'échappent. Les membres d'une cellule du Hezbollah libanais condamnés pour avoir fomenté des attaques sur le territoire égyptien figurent parmi les détenus qui se sont évadés de plusieurs prisons le week-end dernier à travers l'Egypte, a indiqué une source au sein des services de sécurité.

11h12 : une centaine de pro-Moubarak capturés par les opposants. Cent vingt personnes ont été capturées par les opposants rassemblés au Caire, rapportent les organisateurs de la manifestation, selon lesquels il s'agit de membres de la police ou du parti au pouvoir pris pour la plupart alors qu'ils s'attaquaient aux contestataires. Kamal Ismaïl, membre du comité d'organisation, a présenté à un journaliste de Reuters deux cartes d'identité prises à des individus qui tenaient de pénétrer dans le campement des opposants. L'une appartient à un agent de police. Les manifestants ont remis les personnes capturées à l'armée, a-t-il ajouté.

11h05 : l'armée réagit au Caire. Des soldats égyptiens se sont interposés entre partisans et adversaires du président Hosni Moubarak place Tahrir, mettant en place une "zone tampon" pour prévenir de nouveaux affrontements. Une délégation de militaires dirigée par le général Hassan al Rouwainy a inspecté la place et s'est entretenue avec les chefs des manifestants anti-Moubarak. Elle a été aussitôt entourée par des manifestants qui scandaient : "le peuple et l'armée main dans la main" et "nous ne bougerons pas". Après une quinzaine de minutes, la délégation a rejoint les positions de l'armée près du Musée égyptien, en bordure de la place. Une soixantaine de soldats sont déployés dans la "zone-tampon".

Des barricades ont été dressées place Tahrir où les partisans de Moubarak et les contestataires s'affrontaient jeudi matin.

© AL-JAZIRA

10h52 : appel à la transition de cinq chefs d'états européens. Le "processus de transition" en Egypte "doit commencer dès maintenant" car "seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l'Egypte doit faire face aujourd'hui", ont affirmé dans une déclaration commune Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, David Cameron, Jose Luis Zapatero, et Silvio Berlusconi.

"Nous voulons que la transition se fasse dans les meilleures conditions", explique le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, dans une vidéo publiée sur Youtube.



10h40 : le Caire promet d'identifier les fauteurs de troubles. Le gouvernement égyptien a nié tout rôle dans la mobilisation de ses partisans contre les opposants de la place Tahrir et a promis d'identifier les responsables des violences. "Accuser le gouvernement relève véritablement de la fiction. Cela sera contraire à notre rôle de maintien de l'ordre", a déclaré Magdy Rady, porte-parole du gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Chafik a également promis l'ouverture d'une enquête sur les affrontements de la place Tahrir, selon la télévision publique.

10h27 : l'UE appelle à traduire les responsables en justice. La chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton a appelé les autorités égyptiennes à traduire en justice les responsables des violences survenues mercredi au Caire entre pro et anti-Moubarak.

10h10 : début du dialogue entre pouvoir et "forces nationales". Le vice-président égyptien Omar Souleimane a commencé le "dialogue" avec "les partis politiques et les forces nationales", a annoncé la télévision publique dans un bandeau.

09h45 : la France invite ses ressortissants à quitter l'Egypte. Les citoyens français se trouvant actuellement en Egypte doivent revenir en France dans les meilleurs délais, a déclaré le porte-parole du gouvernement François Baroin, qui parle de "ferments de guerre civile".

09h40 : des partisans de Moubarak en route pour la place Tahrir. Selon des témoins sur place, cités par l'AFP, des partisans du président égyptien Hosni Moubarak armés de couteaux et de bâtons se dirigent vers la place Tahrir.

09h30 : les Frères musulmans appellent au renversement de Moubarak. Le mouvement islamiste des Frères musulmans, première force de l'opposition égyptienne, a lancé un appel au renversement du président Hosni Moubarak et de son gouvernement pour mettre fin aux troubles, rapporte la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira. "Nous demandons que ce régime soit renversé et réclamons la formation d'un gouvernement d'union nationale ouvert à tous les partis", dit-il dans un communiqué lu à l'antenne.

08h40 : cinq morts dans les affrontements. Le ministre égyptien de la Santé a fait état de cinq morts et de 836 blessés après les violences de la place de la révolution. "La plupart des victimes ont été les cibles de jets de pierres et d'agressions à coups de barres de fer et de bâtons. Ce matin, à l'aube, des tirs ont retenti. Les véritables victimes hospitalisées sont au nombre de 836, dont 86 y sont toujours, et il y a cinq décès", a déclaré le ministre Ahmed Samih Farid, interrogé par téléphone à la télévision publique.

07h40 : des coups de feu place Tahrir. L'armée égyptienne est intervenue tôt dans la matinée pour procéder à des arrestations, indique Al Arabiya. La chaîne d'informations avait indiqué auparavant que des véhicules militaires s'étaient déployés sur la place occupée depuis 10 jours par des manifestants pris pour cible par des coups de feu tirés par des supporters du président égyptien. Ces coups de feu auraient fait quatre morts et 13 blessés, selon un médecin présent sur les lieux et cité par la chaîne de télévision.

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