EgyptAir : une entreprise française appelée pour rechercher les boîtes noires

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EgyptAir : une entreprise française appelée pour rechercher les boîtes noires
@ HO / AFP EGYPTIAN DEFENCE MINISTRY / AFP
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Les coûts, qui n'ont pas été communiqués, doivent être partagés entre la France et l'Egypte.

L'Egypte a signé un accord vendredi avec une entreprise française pour la recherche des boîtes noires de l'Airbus A320 d'EgyptAir, qui a disparu jeudi dernier au large des côtes égyptiennes avec 66 personnes à bord, a annoncé le ministère de l'Aviation civile.

Un navire équipé d'Alseamar. Le ministère a signé un accord avec "l'entreprise internationale Deep Ocean Search (DOS) pour mener les recherches des deux boîtes noires de l'A320 qui s'est abîmé la semaine dernière en Méditerranée", selon son communiqué. "Il est intéressant de mentionner que le navire français utilisé pour les recherches sera équipé d'Alseamar, considéré comme le meilleur équipement" pour repérer les signaux émis par les boîtes noires, ajoute le ministère égyptien.

"Un système immergé". Jeudi, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français avait annoncé qu'une campagne de recherche sous-marines allait débuter "dans les prochains jours" par l'arrivée sur la zone de l'accident du bâtiment hydrographique +Laplace+ de la Marine française. Deux enquêteurs du BEA se trouvent à bord du navire, qui a appareillé jeudi de l'île de Corse. Il avait expliqué que le navire français était équipé de trois Detector 6000 de la société française Alseamar, un "système immergé pour écouter et localiser le signal des balises des enregistreurs de vol".

Des coûts partagés. Le ministère français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avait déjà indiqué mercredi que Paris et Le Caire devaient conclure deux contrats avec Deep Ocean Search (DOS), basée à Port-Louis (Maurice) et Alseamar. Les coûts, qui n'ont pas été communiqués, doivent être partagés entre la France et l'Egypte. Créée en 2010, DOS, qui dit opérer "quotidiennement" dans des eaux très profondes allant jusqu'à 6.000 mètres, dispose d'un navire qui repère les signaux ultrasons (ou "pings") des boîtes noires et qui est également équipé d'un robot capable de cartographier les fonds et de récupérer les boîtes noires.