Egyptair : les travaux sur la mémoire de la 2è boîte noire débutent mardi matin

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Egyptair : les travaux sur la mémoire de la 2è boîte noire débutent mardi matin
Des boites noires d'avion. Image d'illustration.@ AFP
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Si la réparation de la première boite lundi a été très rapide, on ne sait pas combien de temps vont prendre les réparations de la seconde.

Les travaux pour rendre lisible la mémoire de la deuxième boîte noire, contenant les conversations du vol Egyptair qui s'est abîmé en Méditerranée le 19 mai avec ses 66 passagers, débutent mardi matin au Bureau d'enquêtes et d'analyses, a indiqué un porte-parole du BEA.

Un premier succès lundi. La commission d'enquête égyptienne a annoncé lundi soir que le Flight Data Recorder (FDR), l'autre boîte noire contenant l'enregistreur des paramètres de vol, a été "réparée avec succès" dès lundi, quelques heures après l'arrivée des deux enregistreurs au laboratoire du BEA en France.

Analyse en Égypte. Si les opérations ont été rapides pour la première carte, on ignore combien de temps prendra l'intervention sur le deuxième enregistreur, le Cockpit Voice Recorder (CVR), selon le BEA. Un représentant du fabriquant des boîtes, Honeywell, quatre enquêteurs égyptiens et un représentant du NTSB, l'équivalent américain du BEA, sont présents au laboratoire du Bourget, selon la même source. Une fois que les cartes auront été rendues lisibles, elles repartiront au Caire, où leurs données seront analysées. 

Rio-Paris. Le laboratoire du BEA, situé au Bourget, applique une procédure qui avait déjà permis en 2011 de rendre lisibles les cartes mémoire du vol Rio-Paris récupérées après être restées immergées pendant près de deux ans. Les cartes mémoire avaient alors été placées dans une étuve et les composants endommagés avaient ensuite été débrasés. Pour récupérer l'intégralité des données enregistrées, la méthode avait consisté à lire le contenu binaire de chaque composant mémoire à l'aide du lecteur mémoire du BEA, selon un rapport d'étape du BEA sur l'accident. Les fichiers avaient été ensuite reconstruits à l'aide d'un logiciel développé par le BEA.