EgyptAir : les familles des victimes "n'ont pas toutes les cartes en main"

  • A
  • A
EgyptAir : les familles des victimes "n'ont pas toutes les cartes en main"
Un Airbus A320 d'Egyptair s'est abîmé en Méditerranée dans la nuit de mercredi à jeudi avec 66 personnes à bord. @ GEORGE MICHAEL / AFP
Partagez sur :

Un représentant de la Fédération Nationale des Victimes d'Accidents Collectifs regrette le manque de réponses sur le crash de l'A320 d'EgyptAir. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a reçu quelques familles des victimes du crash de l'A320 d'Egyptair, samedi au Quai d'Orsay. Il a confirmé la présence de fumée à bord de l'appareil avant la catastrophe. L'ancien Premier ministre de François Hollande a également promis aux familles "la transparence sur les circonstances" du crash. 

Les recherches des boites noires se poursuivent. "A cet instant (...) toutes les hypothèses sont examinées et aucune n'est privilégiée", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. "Rechercher l'appareil est bien sûr aujourd'hui la priorité, comme trouver les boites noires pour les analyser, ce qui nous permettra d'avoir les réponses aux questions qui se posent légitimement", a-t-il poursuivi.

"Peu de réponses". Jean-Marc Ayrault a aussi promis la "transparence à leur égard sur les circonstances de la disparition de cet avion". "Je m'engage à ce que la France rende compte au fur et à mesure de l'évolution des différentes procédures qui sont mises au service de la vérité", a-t-il assuré. "Le mot transparence, le mot vérité est revenu à plusieurs reprises durant la réunion. Malheureusement, peu de questions ont encore trouvé un réponse", regrette Stéphane Gicquel, le représentant de la Fédération Nationale des Victimes d'Accidents Collectifs (FENVAC).

"Un chemin complexe". "Les questions sont les questions classiques : 'quand est-ce qu'on va pouvoir avoir des corps ?', 'est-ce qu'ils ont souffert ?'. Les familles veulent comprendre", a confié le représentant de la FENVAC. "On est quand même dans un environnement très complexe, celui d'un crash aérien à l'échelle internationale. Il n'y a aucune explication sur l'accident. Les familles n'ont pas encore toutes les cartes en main et elles commencent juste à réaliser que ce sera un chemin complexe".