Edward Snowden monnaye son asile au Brésil

  • A
  • A
Edward Snowden monnaye son asile au Brésil
Edward Snowden espère obtenir l'asile politique au Brésil.@ CAPTURE YOUTUBE
Partagez sur :

L'ex-agent de la NSA a proposé des informations au Brésil contre l'asile pour y rejoindre le journaliste Glenn Greenwald.

L'INFO. L'ancien consultant des services secrets américain Edward Snowden, à l'origine d'accusations d'espionnage de plusieurs pays par les États-Unis et actuellement réfugié en Russie, veut demander l'asile au Brésil en l'échange d'informations rapporte mardi le journal Folha de Sao Paulo. Ce quotidien brésilien a publié une lettre ouverte de Snowden "au peuple brésilien" où il explique qu'il est prêt "à contribuer" aux enquêtes du Sénat brésilien sur ces cas d'espionnage au Brésil. Mais "jusqu'à ce qu'un pays m'octroie l'asile politique permanent, le gouvernement américain va interférer dans ma capacité à parler", prévient-il.

Rejoindre Greenwald. Dans cette missive, Snowden ne demande pas directement l'asile mais le journal affirme que son but est de venir au Brésil où est déjà installé le journaliste américain Glenn Greenwald, qui a divulgué par le biais de la presse brésilienne une grande partie des documents fournis par Snowden. "Si le gouvernement brésilien a de la gratitude pour les révélations (de Snowden), il est logique de le protéger", a déclaré récemment Greenwald qui jusqu'en octobre travaillait pour le quotidien britannique The Guardian.

Le Brésil comme modèle. La Russie a accordé pour un an l'asile politique à l'ex-consultant pour un sous-traitant de l'Agence nationale de Sécurité (NSA). Le Brésil a une forte tradition d'octroi de l'asile politique mais ni la présidence du Brésil, ni le ministère des Affaires étrangères n'ont voulu faire de commentaires. Snowden fait l'éloge dans sa lettre de la réaction du Brésil face aux accusations d'espionnage américain portant notamment sur des communications de la présidente Dilma Rousseff et de ses proches collaborateurs ainsi que de responsables de la compagnie pétrolière publique Petrobras. Après ces révélations, Dilma Rousseff avait vivement condamné l'espionnage américain devant l'Assemblée générale de l'ONU après avoir suspendu une visite d'État à Washington prévue en octobre.