Edith Bouvier victime "d'un contretemps"

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Edith Bouvier victime "d'un contretemps"
@ Reuters
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TEMOIGNAGE - Un représentant de l'opposition raconte pourquoi la journaliste n'a pas été exfiltrée.

L'incertitude est toujours totale. Alors que l'armée syrienne a pris le contrôle jeudi du quartier de Baba Amr où se trouvait la journaliste Edith Bouvier lorsqu'elle a été blessée le 22 février, on ignore toujours où la Française se trouve actuellement. Pourtant, ces derniers jours, les journalistes britannique Paul Conroy et l'espagnol, Javier Espinosa ont, eux, réussi à sortir à être exfiltrés et à regagner le Liban. Que s'est-il précisément passé ? Europe 1 a recueilli le témoignage du président du Conseil national syrien uni, Maarouf al-Dawalibi.

"Dans le processus de faire sortir Edith Bouvier, il y a eu un contretemps malheureusement", explique au micro d'Europe 1 Maarouf al-Dawalibi, président du Conseil national syrien uni, la branche politique de l'Armée syrienne libre. "Il s’agissait de les faire passer par certains souterrains mais quand on est blessé, ce n’est pas facile. Edith Bouvier est blessée avant tout. Certains de ces souterrains ont été bombardés, dynamités. Il a fallu rebrousser chemin", précise-t-il.

"Elle est toujours, en principe, dans la ville de Homs. Nous avons pu faire sortir deux des journalistes dont le Britannique et l’Espagnol. Nous espérons faire sortir les autres aussi, de façon saine", insiste Maarouf al-Dawalibi.

"Il a fallu rebrousser chemin" :

La situation serait d'autant plus difficile sur place qu'un climat de défiance règne autour du Croissant rouge syrien. " L’armée libre de Syrie n’a aucune confiance dans le Croissant rouge syrien car c’est un organisme qui appartient à l’Etat syrien", rappelle Maarouf al-Dawalibi. "Lorsqu’on a voulu les faire sortir à travers le Croissant rouge, on a remarqué que les bombardements étaient beaucoup plus fréquents dans la zone où les ambulances étaient entrées. Il y avait une intention claire d’assassiner ces journalistes", accuse le président du Conseil national syrien uni. "Nous préférons donc les faire sortir par nos propres moyens, c'est-à-dire les moyens de l’armée libre de Syrie", conclut-il.