Écosse : cinq infos à retenir sur le "non"

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Écosse : cinq infos à retenir sur le "non"
David Cameron, le premier ministre britannique, lors de son discours à l'issue du vote.@ Montage Europe 1
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L’ESSENTIEL - Les Écossais ont rejeté l’indépendance avec 55% de suffrages en faveur du non.

Le non a sauvé la Reine, et le Royaume. Vendredi, les Écossais ont dit "non" à l’indépendance avec une large majorité. Avec 55,3% de refus et 44,7% d’avis favorables, la victoire des unionistes est incontestable. Europe1 vous détaille les cinq choses à retenir de ce référendum historique.

Une victoire plus large que prévue. Le scrutin s’annonçait serré jusqu’au bout. Mais vendredi, les Écossais ont voté à une large majorité contre l’indépendance. Avec 55,3% des suffrages, le non l’emporte avec une marge plus que confortable. Jeudi, les dernières estimations donnaient le "non" en tête avec 42% des intentions de vote contre 40% pour le "oui". Ces dernières semaines, les instituts de sondage ont successivement donné le "oui", puis le "non" vainqueur. Mais au final, les 17% d’électeurs indécis avant le scrutin ont en grande majorité voté contre l’indépendance.

Un taux de participation record. Plus de 85% des électeurs écossais se sont rendus aux urnes, soit davantage que ce qu’anticipait la presse britannique.  Les 4,2 millions d’électeurs résidents en Écosse qui étaient habilités à voter se sont donc déplacés en masse. Le 1,15 million d’Écossais vivant à l’étranger n’était pas autorisés à voter. Tout comme les 95,8% de Britanniques restants, Anglais, Gallois et Nord-Irlandais, qui ont été réduits au rang de spectateurs.

 Glasgow a dit oui. Si le non l’a emporté, la première ville d’Écosse a dit oui. Glasgow a ainsi voté à près de 54% en faveur de l’indépendance, selon des résultats concordants de la BBC et du Guardian. La ville de 600 000 habitants s’est spectaculairement rangé derrière les partisans d’une Écosse indépendante. Alex Salmond, le premier ministre écossais et leader du camp indépendantiste, a ainsi remercié Glasgow dans un tweet : « Merci à Glasgow, et au peuple écossais pour cet incroyable soutien ». Une victoire hautement symbolique mais qui n’aura pas suffi à faire basculer le vote.

David Cameron veut « rassembler et aller de l’avant ». Ce résultat est un immense soulagement pour le premier ministre britannique, David Cameron. Jusqu’au bout, le leader du parti conservateur aura tremblé. Finalement, le Royaume reste uni. Le locataire du 10, Downing Street, s’est ainsi posé en rassembleur dans son discours à l’issue du vote, vendredi matin : « Le peuple Ecossais a parlé, sa décision est claire. Il est temps pour notre Royaume-Uni de se rassembler et d'aller de l'avant. » David Cameron a également réitéré ses promesses d’une autonomie accrue à la région du nord du Royaume-Uni : « Les trois partis unionistes ont pris des engagements sur des pouvoirs supplémentaires pour le parlement écossais. Nous allons nous assurer qu'ils vont être honorés ». Les tractations avec les indépendantistes ne font donc que débuter.

Le discours de David Cameron, premier ministre britannique, suite aux résultats du vote :

Alex Salmond reconnait sa défaite. Le chef de file des indépendantistes écossais, Alex Salmond, n’a pas attendu les résultats définitifs du référendum pour s’avouer vaincu. Le premier ministre de la région, qui est apparu très ému, a déclaré vendredi matin : « L’Écosse a décidé, à la majorité, de ne pas devenir, à ce stade, un pays. J'accepte le verdict des urnes et j'appelle tous les Écossais à faire de même et à accepter la décision du peuple. »

La réaction d’Alex Salmond, leader des indépendantistes écossais, à sa défaite :

Mais  le leader indépendantiste a prévenu le gouvernement britannique : « Les partis unionistes se sont engagés en fin de campagne à donner plus de pouvoirs à l’Écosse, et l’Écosse attend que ces engagements soient remplis rapidement. » Malgré la défaite, Alex Salmond s’assure une place de choix dans l’histoire du pays des Scots. L’Écosse ne sera pas indépendante, mais elle a fait trembler le pouvoir central. Ce qui est déjà une immense victoire.