Dutroux : pour sa mère, il va "récidiver"

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Dutroux : pour sa mère, il va "récidiver"
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Sa mère sort du silence alors que la justice belge se prononce lundi sur une remise en liberté.

L'INFO.La mère du pédophile belge Marc Dutroux estime que son fils passera à nouveau à l'acte en cas de libération conditionnelle, dans une interview publiée lundi à quelques heures d'une décision de la justice belge sur le sujet. Marc Dutroux, condamné à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de six jeunes filles et le meurtre de quatre d'entre elles dans les années 1990, a demandé sa mise en liberté conditionnelle début février devant le tribunal de l'application des peines de Bruxelles, bien qu'il n'ait pratiquement aucune chance de l'obtenir.

"C'est un récidiviste dans l'âme". "Marc n'est pas prêt pour être libéré parce qu'il veut toujours attribuer aux autres la responsabilité de ses actes", déclare Jeannine L., 78 ans, au Soir Magazine. Il s'agit de ses premiers commentaires publics depuis la condamnation de son fils en 2004.  

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© Reuters

 "Je sais qu’il va sortir un jour, mais je n’ai pas la moindre envie du monde de le savoir en liberté ! C’est un récidiviste dans l’âme, il l’a d’ailleurs déjà prouvé tout au long de sa vie", ajoute la mère du détenu le plus célèbre de Belgique. "Je suis certaine qu'il va recommencer. Il n'a aucun sens des réalités".

 Une libération impossible. Selon le droit belge, un criminel peut demander sa libération après avoir purgé un tiers de sa peine, ou après 15 années pour le cas des condamnés à perpétuité. Marc Dutroux a été condamné en 2004 mais arrêté en 1996. Il a également purgé deux années supplémentaires dans le cadre d'une autre affaire.  

 Marc Dutroux n'a presque aucune chance d'obtenir sa libération lundi.  Son "état psychologique demeure celui d'un récidiviste en puissance", note le magazine, et son "plan de reclassement qu’il présente comme 'carrossier ou plombier' indépendant demeure non crédible" aux yeux de la justice. La loi belge l'autorise cependant a renouveler sa demande chaque année. En août dernier, Michelle Martin, son ex-femme et complice, avait bénéficié d'une libération anticipée