DSK: la vidéo du Sofitel sur le fil

  • A
  • A
DSK: la vidéo du Sofitel sur le fil
Le Sofitel de New York, théâtre de l'affaire DSK le 14 mai 2011.@ REUTERS
Partagez sur :

Le responsable de la sécurité du groupe Accor affirme qu'il ignorait l’existence de cette vidéo.

"J'ai découvert l'existence de cette vidéo à l'occasion de la publication de cet article". René-Georges Querry, ancien directeur de la sécurité du groupe Accor, en poste au moment de l'affaire DSK à New York, est formel : il n’avait pas connaissance des éléments mis au jour ce week-end par la publication d’un article du journaliste américain Edward Jay Epstein.

"Il ne m’appartient pas de m'immiscer dans une enquête judiciaire réalisée par des policiers américains à 5.000 kilomètres de Paris", a argumenté René-Georges Querry lundi matin au micro d’Europe 1. A la question de savoir si le groupe Accor n’aurait pas intérêt à diffuser la vidéo en question pour dissiper tout malaise, l’ancien monsieur sécurité du groupe estime que "ce serait une bonne idée" mais que "ce n’est pas à Accor de le faire".

"On ne peut pas se baser sur 8 secondes" de vidéo

Parmi les zones d'ombres figurent le comportement de deux hommes qui se congratulent après les faits. "Rien ne dit qu'ils se sont congratulés après avoir entendu une femme dire qu'elle venait de se faire agresser sexuellement", a fait valoir René-Georges Querry. "On ne peut pas se baser sur huit secondes de gesticulation de deux personnes qui apparaissent comme ça, de façon inattendue, dans l'affaire", ajoute-t-il.

Pour René-Georges Querry, "la question est : ‘Y-a-t-il eu complot ou pas ?’. La seule façon de le savoir, c’est de déclencher une enquête judiciaire et de reprendre l’enquête depuis le début", a conclu l’ancien responsable.

Epstein menace de diffuser la vidéo

De son côté, Edward Jay Epstein a menacé lundi de diffuser lui-même la vidéo qui montrerait une "danse de joie" entre deux employés du Sofitel, juste après l’incident du 14 mai entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo. "Si Accor refuse de la rendre publique dans sa totalité, je m’en chargerai moi-même, a-t-il confié à ParisMatch.

"J’attends le feu vert de mes sources, mais j’ai bon espoir de l’obtenir mardi 29 novembre", a précisé le journaliste au magazine. "Auquel cas, je proposerai la diffusion de la vidéo à des émissions américaines de grande écoute comme le Charlie Rose show", sur la chaîne publique de télévision PBS.