Donald Trump confond la Syrie et l'Irak en racontant le raid américain

  • A
  • A
Donald Trump confond la Syrie et l'Irak en racontant le raid américain
Donald Trump était à table avec le président Xi Jinping lorsqu'il a ordonné les frappes américaines en Syrie@ JIM WATSON / AFP
Partagez sur :

En revanche, le président américain se souvient parfaitement quel gâteau il était en train de manger au moment où il a été averti des frappes.

Que faisait Donald Trump lorsqu'il a ordonné le bombardement de la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate ? Un moment solennel, sans doute, les deux mains sur les tempes. Pas exactement. Interviewé par la chaîne de télévision américaine Fox Business, le président des Etats-Unis confie à la journaliste qu'il était à table, avec son homologue chinois Xi Jinping, alors en visite diplomatique à Mar-a-Lago, en Floride. Et dans ce moment d'émotion audiovisuel, lumière tamisée près de la cheminée, Donald Trump a confondu la Syrie et l'Irak. 

Attablé, devant un gâteau au chocolat. La présentatrice de la chaîne, Maria Bartiromo, fière d'avoir l'exclusivité de la genèse de cette frappe, attend les confessions du président américain. "Vous ne savez pas combien de personnes veulent la réponse à cette question", lance-t-il, pour maintenir le suspense. Il prend sa respiration, l'air sévère. "J'étais assis à table, nous entamions le dessert" avec le leader chinois Xi Jinping, explique-t-il, "une magnifique pièce de chocolat que le président Xi avait l'air d'apprécier". A ce moment précis, Donald Trump reçoit un coup de téléphone des généraux, lui signifiant que les navires sont chargés et les missiles prêts à être déployés. "Que voulez-vous faire ?", lui a alors demandé son interlocuteur à l'autre bout du fil. 



Des missiles vers l'Irak. Quelques minutes plus tard, la marine américaine envoyait 59 missiles Tomahawk sur la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate pour répondre aux attaques présumées chimiques à l'encontre des civils de la localité de Khan Cheikhoune. "C'est incroyable ! Notre technologie est la plus puissante du monde. Personne ne peut rivaliser", s'est-il vanté après avoir ordonné l'attaque. Il en profite d'ailleurs pour tacler l'administration Obama, qui a coupé le budget de la défense et envoyé les troupes américaines en Irak. 

Donald Trump reprend ensuite son récit : "Ce qui s'est passé, comme je le disais, c'est que nous venons d'envoyer 59 missiles en direction de l'Irak...". Les yeux de la journaliste s’écarquillent, étonnée. "En Syrie, vous voulez dire ?", le corrige-t-elle. "Oui, pardon, en Syrie". S'en suit alors la réaction de Xi Jinping, qui s'est tu pendant une dizaine de secondes, précise le président américain.