Dominique Strauss-Kahn comparaît vendredi

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Dominique Strauss-Kahn comparaît vendredi
Le procureur de New York a annoncé que Dominique Strauss Kahn comparaîtra vendredi.@ Reuters
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Il doit demander un réaménagement de son régime de liberté sous caution.

Dominique Strauss-Kahn comparaît vendredi à 11H30, heure américaine (17h30, heure française) devant la justice américaine dans le cadre de l'enquête pour crimes sexuels dont il fait l'objet, a annoncé jeudi le bureau du procureur de New York. "Dominique Strauss-Kahn comparaîtra demain matin au tribunal à 11H30", a ainsi indiqué dans un bref communiqué Erin Duggan, porte-parole du procureur Cyrus Vance.

Une demande de réaménagement

Aucune précision n'a été fournie sur les causes de cette comparution qui constitue une surprise puisque l'ancien patron du Fonds monétaire international ne devait pas revoir le juge avant le 18 juillet. "Aucun détail ne sera fourni sur cette comparution avant que l'accusé ne comparaisse", a précisé le bureau du procureur.

D'après les informations du New York Times, les avocats de DSK chercheraient à faciliter les conditions de la libération sous caution de leur client. Une information confirmée Reuters, qui cite Benjamin Brafman, l'un des avocats de Dominique Strauss-Kahn. Selon l'agence de presse, celui-ci va demander un réaménagement de son régime de liberté sous caution.

L'ancien directeur général du FMI avait été arrêté le 14 mai dans un avion qui s'apprêtait à décoller pour Paris avant d'être accusé de crimes sexuels par une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan. Lors de sa dernière comparution, le 6 juin, il a plaidé non-coupable des faits qui lui sont reprochés.

Il a été remis en liberté provisoire, en l'attente de son jugement, contre versement d'un million de dollars de caution et de cinq millions de dollars de garantie, et vit assigné à résidence dans un appartement du quartier de Tribeca à Manhattan, ne pouvant sortir que pour des motifs précis.

Jeudi, le quotidien français Libération a rapporté que la défense de l'ancien ministre français pourrait essayer de contester la légalité de la séance d'identification de Dominique Strauss-Kahn par sa victime présumée effectuée, au lendemain de son arrestation, dans un commissariat de Harlem.