Deux cerveaux humains connectés à distance

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Deux cerveaux humains connectés à distance
@ Capture www.washington.edu
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Deux chercheurs sont parvenus à faire communiquer deux cerveaux à distance.

C'est un petit geste pour la main, mais un géant pour la science. Deux chercheurs de Seattle ont réussi à faire communiquer leurs cerveaux, comme le montre une vidéo mise en ligne lundi par l'université de Washington et relayée par Le Figaro. Le principe est simple : les deux hommes, qui ont eux-mêmes joué les cobayes, se trouvaient dans deux pièces distinctes, l'un commandant le geste de l'autre sur un clavier d'ordinateur.

Bonnets sur la tête. Le premier chercheur, Rajesh Rao se trouvait dans une pièce devant un jeu vidéo basique, la tête enveloppée d'un bonnet recouvert d'électrodes enregistrant les ondes émises par son cerveau. Le second, Andrea Stocco, assis dans une autre pièce, tournait le dos à un écran diffusant le même jeu vidéo. Lui aussi portait un bonnet, afin de maintenir une antenne émettrice d'ondes électromagnétiques.

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© Capture Youtube

Sans le savoir, il abat un oiseau. De son siège, Rajesh Rao observait un jeu vidéo simple dans lequel il fallait tuer un oiseau lorsqu'il passe au-dessus de son canon. Pour ce faire, il devait seulement imaginer le geste qu'il exécuterait avec la main à l'instant T... C'est là qu'Andra Stocco intervient. La main au-dessus de la barre espace, l'homme vêtu d'une chemise rouge attendait que les ondes produites par le cerveau de son collègue lui parviennent, après avoir transitées par ordinateur. Quand ce fut enfin le cas, sa main a enfoncé la barre espace, abattant au même instant l'oiseau virtuel sans le savoir. Après coup, il comparera ce geste à un "tic nerveux".

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© Capture Youtube

Prochaine étape : "une véritable conversation". Ce premier succès en appelle d'autres. Les deux chercheurs envisagent désormais "d'avoir une véritable conversation entre les deux encéphales, que la communication ne soit plus unidirectionnelle mais bidirectionnelle", a détaillé Rajesh Rao, soulignant par ailleurs : "Il n'y a absolument aucune possibilité d'utiliser notre système sur une personne qui ne serait pas consentante". "Cette expérience est intéressante, mais encore faudrait-il savoir sur quoi elle pourrait déboucher concrètement", s'interroge dans Le Figaro François Cabestaing, professeur à l'université Lille-I.