Des tests ADN pour innocenter Hank Skinner ?

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Des tests ADN pour innocenter Hank Skinner ?
@ MAXPPP
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Accusé d'un triple meurtre commis en 1993, le condamné à mort compte beaucoup sur cette procédure.

C'est une lueur d'espoir pour Hank Skinner. Une cour d'appel du Texas a ouvert la voie mercredi à la conduite de tests ADN réclamés par ce prisonnier, dans le couloir de la mort depuis 1995. Accusé du meurtre de sa compagne et de ses deux fils, le soir du nouvel an 1993, il assure que ces tests l'innocenteraient.

La Cour d'appel a été saisie la semaine dernière d'une demande conjointe de l'Etat du Texas et de la défense de Hank Skinner pour conduire ces tests. Elle décidé de renvoyer l'affaire devant la justice inférieure "en sachant que les parties y déposeront leur demande d'analyses ADN", peut-on lire dans un document judiciaire.

Accusé d'un triple meurtre

Dans la demande conjointe qui lui est parvenue le 12 juin, "les parties notent qu'elles sont parvenues à un accord pour tester des éléments matériels listés en pièce jointe", ajoute la cour du Texas.

Cette décision de procédure semble donc ouvrir la voie à la conduite des tests ADN que Hank Skinner réclame depuis plus de dix ans. Dans le couloir de la mort depuis 16 ans, le condamné, âgé de 49 ans, a toujours nié avoir commis le triple meurtre dont il est accusé. Hank Skinner demande que des tests ADN soient réalisés sur des éléments de preuve qui n'ont jamais été analysés.

Quarante objets à analyser

La semaine dernière, l'Etat du Texas s'est finalement déclaré favorable à ces tests et a signé une demande conjointe listant quarante objets, parmi lesquels des prélèvements vaginaux, d'ongles, de cheveux, de taches de sang, des couteaux et un torchon. "Les parties sont parvenues à un accord selon lequel le tribunal autorisera les analyses ADN de preuves dans ce dossier", indiquent les représentants de l'Etat du Texas et de la défense dans cette motion conjointe.

Hank Skinner, aujourd'hui marié à une Française, n'a jamais nié avoir été sur les lieux du crime. Il affirme cependant avoir ingurgité un cocktail de médicaments et de vodka qui le mettait dans l'incapacité de battre à mort sa compagne et de poignarder ses deux fils.