Des partisans de Moussavi sur les toits de Téhéran

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Des partisans de Moussavi sur les toits de Téhéran
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Des partisans du candidat battu à la présidence iranienne sont montés lundi soir sur des toits de Téhéran pour défier les autorités.

A la tombée de la nuit lundi, des partisans de Mir Hossein Moussavi se sont hissés sur des toits de Téhéran aux cris de "Allahu Akbar" (Dieu est Grand), comme d'autres l'avaient fait durant la révolution islamique de 1979.

Au cours de la journée, policiers anti-émeutes et membres de la milice chiite des Bassidji s'étaient déployés massivement dans le centre de la capitale, où des témoins ont signalé la présence d'un millier de manifestants d'opposition sur la place Haft-e Tir malgré l'avertissement des Gardiens de la Révolution.

Quelque 500 policiers anti-émeutes et bassidjis, miliciens islamiques, avaient quadrillé la place, selon des témoins. "50 à 60 personnes ont été arrêtées", a raconté un autre témoin et les voitures qui passaient sur la place et klaxonnaient étaient "marquées" à coup de peinture pour que la police puisse les arrêter plus tard.

"Dans la situation sensible qui prévaut actuellement (...) les Gardiens affronteront vigoureusement, dans un esprit révolutionnaire, les émeutiers et ceux qui violent la loi", dit un communiqué diffusé sur le site des Gardiens de la Révolution.
L’opposition continue d’exiger un nouveau décompte des voix et l’organisation d’un nouveau scrutin. Le porte-parole du Conseil des gardiens, organe chargé d'examiner les plaintes pour irrégularités de la présidentielle du 12 juin, a reconnu lundi qu'il y avait eu lors du scrutin plus de votes que d'électeurs potentiels dans 50 districts. Tout en estimant que cela n'aurait pas d'"influence importante" sur le résultat final puisque l’opposition parlait de 177 districts concernés, soit près de la moitié des circonscriptions en Iran.

Le centre de Téhéran est le théâtre de manifestations de l'opposition depuis la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 juin, officiellement remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

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