Des milliers de Hongkongais à la première manifestation pour l'indépendance

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Des milliers de Hongkongais à la première manifestation pour l'indépendance
@ AFP
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Les candidats interdits aux élections législatives de septembre, qui prônent une rupture avec la Chine, étaient présents. 

La première manifestation pour l'indépendance à Hong Kong a rassemblé des milliers de personnes vendredi, dont des candidats interdits aux élections législatives de septembre car ils prônent une rupture avec la Chine. 

Manifestants de tous âges. Les autorités hongkongaises considèrent en effet que militer pour l'indépendance est contraire aux lois en vigueur dans cette ancienne colonie britannique, un territoire semi-autonome sur lequel bon nombre d'habitants ont l'impression que Pékin durcit sa mainmise. Les manifestants, de tous âges, s'étaient réunis vendredi soir dans un parc près du siège du gouvernement, certains arborant des pancartes "Indépendance de Hong Kong". Edward Leung, l'un des cinq candidats interdits d'élections et chef du parti "Hong Kong Indigenous", a été applaudi par la foule lorsqu'il a pris la parole."La souveraineté de Hong Kong n'appartient pas à Xi Jinping (le président chinois), n'appartient pas aux autorités et n'appartient pas au gouvernement de Hong Kong. Elle appartient au peuple de Hong Kong", a-t-il lancé.

Des rassemblements publics sans violence. Edward Leung, qui n'a que 25 ans, a annoncé mardi qu'il s'était vu exclure des prochaines législatives bien qu'il ait accepté, dans l'espoir que sa candidature soit validée, de signer un formulaire controversé stipulant que Hong Kong est une partie "inaliénable" de la Chine. Andy Chan, fondateur en mars dernier du Parti national de Hong Kong, une formation également indépendantiste et qui a lui aussi a vu sa candidature rejetée, a de son côté crié "Indépendance pour Hong Kong !", un slogan ensuite repris par les manifestants. Le jeune homme a expliqué que lui et ses camarades rejetaient désormais toute action violente car "nous ne voulons pas que des gens soient blessés ou arrêtés", prônant les "rassemblements publics" comme celui de vendredi dont il a dit espérer qu'ils les rendraient "plus forts".