Des chercheurs modifient "l'alphabet du vivant"

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Une équipe internationale de chercheurs a créé une bactérie viable dont le génome a été écrit en utilisant un composé synthétique, absent du vivant, à la place d'une des quatre bases (ou "lettres") de l'ADN, ont annoncé jeudi plusieurs organismes de recherche. Créer des "organismes synthétiques" dépendant de composés absents dans la nature permettrait d'éviter leur prolifération incontrôlée, ont expliqué dans un communiqué le CEA, le CNRS, l'Université d'Evry et la société américaine Heurisko.

A terme, les organismes synthétiques créés "ne pourront ainsi ni entrer en compétition, ni échanger de matériel génétique avec les organismes sauvages et sont voués à disparaître en absence du xénobiotique (la molécule étrangère au règne du vivant) dont ils dépendent", disent les chercheurs.