Des centres juifs américains visés par des menaces d'attentat

  • A
  • A
Des centres juifs américains visés par des menaces d'attentat
Aux États-Unis, onze centres juifs ont reçu des menaces d'attentats à la bombe, lundi.@ AFP
Partagez sur :

Une douzaine de centres juifs à travers les Etats-Unis ont connu des alertes à la bombe nécessitant leur évacuation lundi.

Aux États-Unis, une douzaine de centre juifs ont reçu des menaces, lundi. Ces menaces téléphoniques proférées à l'encontre de onze sites différents portent à 69 le nombre total des incidents de ce genre survenus depuis janvier dans 27 Etats américains et une province canadienne, selon le Jewish Community Center Association of North America.

Des fausses alertes. L'ensemble des menaces reçues lundi étaient de fausses alertes, souligne le JCC, et la situation dans les centres communautaires est revenue à la normale. Le FBI et le département de la Justice ont ouvert une enquête et l'administration du président Donald Trump a condamné ces actes.

"La haine et les violences motivées par la haine de toutes sortes n'ont pas leur place dans un pays fondé sur la promesse de la liberté individuelle", a déclaré un haut responsable. "Le président a clairement et abondamment dit que ces actes sont inacceptables".

Une centaine de cimetières juifs profanés. La fille du président républicain, Ivanka Trump, convertie au judaïsme, a également dénoncé ces menaces. "Les Etats-Unis sont une nation fondée sur le principe de la tolérance religieuse. Nous devons protéger nos lieux de cultes et centres religieux. #JCC", a-t-elle réagi sur Twitter.

Dans le Missouri (sud), une centaine de tombes d'un cimetière juif de Saint Louis ont été profanées ce week-end, ont rapporté les médias locaux. Un chiffre que la police a refusé de confirmer.

Aux États-Unis, un pic de "haine" sans précédent ? Selon un récent rapport du Southern Poverty Law Center, qui recense les actes racistes et lutte contre l'extrémisme, le nombre de groupes propageant la haine continue d'augmenter et atteint presque un pic historique, qu'il explique par la montée du "populisme de droite" qui s'est manifesté pendant la campagne présidentielle et a porté selon lui Donald Trump à la victoire.