Décret Trump : le transport aérien demande une clarification rapide pour stopper la "confusion"

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Décret Trump : le transport aérien demande une clarification rapide pour stopper la "confusion"
Dimanche, Air France a refusé d'embarquer 15 passagers pour les Etats-Unis, après la promulgation du décret interdisant aux ressortissants de sept pays musulmans l'entrée sur le sol américain.@ AFP
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L'Association du transport aérien international (IATA) a demandé lundi à l'administration américaine de clarifier rapidement ses mesures anti-immigration. 

L'Association du transport aérien international (IATA) a demandé lundi à l'administration américaine de clarifier rapidement ses mesures anti-immigration afin de mettre un terme à la "confusion" causée aux compagnies aériennes et aux voyageurs.

Un décret signé "sans avertissement préalable". "L'IATA reconnaît que les États ont le droit et le devoir de protéger leurs citoyens en contrôlant leurs frontières", écrit dans un communiqué l'association qui regroupe la plupart des compagnies aériennes dans le monde. Mais, "le décret a été signé sans coordination ou avertissement préalable, ce qui a causé de la confusion chez les compagnies aériennes comme chez les voyageurs", déplore-t-elle.

"Ce décret a aussi alourdi le fardeau imposé aux compagnies aériennes par des exigences de conformités confuses, des coûts de mise en oeuvre et la possibilité de sanctions pour non-conformité", relève-t-elle. Les compagnies aériennes doivent en effet vérifier les passeports et visas de leurs passagers avant le départ, sous peine d'amendes et de retour à leurs frais des visiteurs indésirables. La principale difficulté porte notamment sur les binationaux. "Nous demandons que l'administration américaine apporte rapidement des précisions sur la situation actuelle", conclut le communiqué.

La Maison-Blanche maintient ses positions. Malgré les critiques venant de toutes parts, le président Donald Trump a continué lundi à défendre sa décision de fermer les frontières aux ressortissants de sept pays musulmans. "Tout se passe bien avec très peu de problèmes", a-t-il affirmé, contre toute évidence. Et face aux accusations de précipitation, il a répondu que "si l'interdiction avait été annoncée une semaine à l'avance, les 'méchants' se seraient précipités dans notre pays".