Décret migratoire : Donald Trump dénonce une justice "politisée"

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Décret migratoire : Donald Trump dénonce une justice "politisée"
Donald Trump accuse la justice d'être politisée, alors que plusieurs juges ont bloqué l'application de son décret migratoire.@ BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Le président des États-Unis accuse la justice d'être "politisée" alors que les magistrats d'une cour d'appel examinent la constitutionnalité de son décret migratoire.

Le président américain Donald Trump a dénoncé mercredi une justice "politisée" alors que le sort de son décret migratoire, actuellement suspendu, est entre les mains de trois magistrats d'une cour d'appel de San Francisco. "Je ne souhaite pas dire qu'un tribunal est partial, donc je ne vais pas dire que cette cour est partiale alors que sa décision n'est pas encore tombée. Mais la justice apparaît tellement politisée", a-t-il déclaré à l'association des shérifs des États-Unis.

Arrêt judiciaire attendu dans la semaine. Donald Trump a indiqué avoir écouté mardi soir les débats téléphoniques de l'audience judiciaire consacrée à son décret anti-immigration. La cour d'appel de San Francisco doit rendre d'ici la fin de la semaine un arrêt très attendu sur cette mesure, la plus emblématique de la jeune présidence Trump. Mercredi, face aux représentants du maintien de l'ordre, le nouveau président a assuré que les États-Unis étaient "en situation de risque" du fait de la suspension de son décret migratoire fermant temporairement l'entrée du pays aux citoyens de sept pays à majorité musulmane.

"Un lycéen médiocre comprendrait cela". Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a lu à la tribune un article de loi adopté il y a 65 ans, stipulant que le président américain est en droit de suspendre l'entrée d'une catégorie d'étrangers à chaque fois qu'il estime que cette arrivée "serait néfaste aux intérêts des États-Unis". "Un lycéen de niveau médiocre comprendrait cela, n'importe qui comprendrait cela", a insisté Donald Trump, sous-entendant que les juristes en désaccord avec son décret étaient de mauvaise foi.