Dans les (folles) coulisses du premier voyage de Trump à l'étranger

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Le président américain entame une tournée d'une semaine dans cinq pays. Il est arrivé en Arabie-saoudite samedi en milieu de journée, mais ses conseillers sont inquiets.

C'est le premier voyage de Donald Trump à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir. Samedi midi, le président américain est arrivé à Ryad, en Arabie saoudite. Il entame une tournée dans cinq pays en huit jours, où il rencontrera plusieurs chefs d'Etat, mais aussi le Pape François. Et alors qu'il est en pleine tempête politique aux Etats-Unis, ce voyage est un véritable test pour le président. De quoi inquiéter son entourage…

Des fiches de deux pages. Ce long périple s'avère périlleux pour celui qui n'aime pas voyager, préfère dormir dans son lit ou, au pire, dans une de ses propriétés. Mais surtout, Donald Trump ne travaille pas ses dossiers… Avant son départ, ses conseillers, inquiets, ont tenté de faire au mieux. Ils ont notamment rédigé de petites fiches de deux pages, avec son nom annoté à chaque paragraphe pour l'inciter à les lire. Mais d'après les médias américains, Donald Trump n'a que peu révisé sa diplomatie. 

Eviter les faux pas. Lors de ce voyage, ce président imprévisible va aussi devoir se contenir et éviter les faux pas dans un Moyen-Orient explosif et une Europe méfiante. "J'espère qu'il ne fera pas un seul tweet pendant ses neuf jours", prévient l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, Madeleine Albright. De l'autre côté, dans les pays où Donald Trump doit se rendre, on se prépare également à accueillir ce drôle de président. L’Arabie saoudite a prévu les steaks et le ketchup, son plat préféré.

Temps de parole réduit à l'OTAN. Le New-York Times raconte également que les dirigeants étrangers ont été conseillés avant leur rencontre avec Donald Trump. Il est notamment suggéré de flatter le président, et de lui offrir quelque chose qu'il pourra présenter comme une victoire. Surtout, il faut faire court. Sa capacité de concentration est très limitée. À tel point que l'OTAN a réduit le temps de parole des chefs d'Etat pour le sommet prévu la semaine prochaine. Tous auront quatre minutes, et pas une seconde de plus.