Crise du Golfe : réunion du Quartet anti-Qatar à Bahreïn

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Crise du Golfe : réunion du Quartet anti-Qatar à Bahreïn
@ CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Bahreïn et d'Egypte vont évoquer les efforts de leurs pays pour amener le Qatar à "cesser de soutenir l'extrémisme et le terrorisme.

Le Quartet arabe anti-Qatar tient dimanche à Manama une réunion ministérielle pour faire le point sur la crise du Golfe, qui persiste près de deux mois après l'isolement du Qatar pour son présumé soutien au "terrorisme".

"Amener le Qatar à "cesser de soutenir l'extrémisme et le terrorisme". Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Bahreïn et d'Egypte vont évoquer les efforts de leurs pays pour amener le Qatar à "cesser de soutenir l'extrémisme et le terrorisme, à ne plus s'ingérer dans les affaires de ses voisins et à changer de politique" régionale, selon l'agence officielle Bna. En rompant le 5 juin avec le Qatar, les quatre pays ont imposé de sévères sanctions économiques à l'émirat gazier. Pour revenir sur ces sanctions, ils ont exigé le 22 juin la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision Al-Jazeera et d'une base militaire turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran chiite, rival régional de l'Arabie saoudite sunnite. Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.

A la veille de la réunion de Manama, le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa, a appelé à "la solidarité de tous les pays arabes pour lutter contre le terrorisme et assécher ses sources de financement". "Nos quatre pays ont consenti plusieurs martyrs dans le combat contre le terrorisme et pour la défense de nos patries", a-t-il ajouté en recevant les ministres du Quartet. La dernière réunion des chefs de la diplomatie du Quartet s'était tenue début juillet au Caire.
Ni la médiation koweïtienne, ni les efforts de bons offices menés par plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis, n'ont réussi à désamorcer la crise, la plus grave que connaît le Conseil de coopération du Golfe (CCG) depuis sa création en 1981.