Côte d'Ivoire : tirs en l'air de soldats à Adiaké, près d'Abidjan

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Côte d'Ivoire : tirs en l'air de soldats à Adiaké, près d'Abidjan
Des soldats des forces spéciales ont tiré, mardi, de nombreux coups de feu en l'air, sur une base militaire. Un haut-gradé de l'armée doit bientôt arriver sur place.@ (Photo d'illustration) AFP
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Des soldats des forces spéciales ont tiré, mardi, de nombreux coups de feu en l'air, sur une base militaire. Un haut-gradé de l'armée doit bientôt arriver sur place.

Des soldats ivoiriens des forces spéciales ont tiré mardi de nombreux coups de feu en l'air à Adiaké, à 90 km à l'est d'Abidjan, où se trouve une base militaire. 

Augmentation des soldes et primes. Les mutins, a précisé une source militaire, demandent les mêmes avantages financiers, une augmentation de leur solde et le paiement de primes. Ces avantages financiers avaient été promis lorsque ces soldats avaient accepté de combattre les forces loyales à l'ancien président Laurent Gbagbo.

"J'ai dû fermer mon commerce". "Ça tire en l'air un peu partout. J'ai dû fermer mon commerce", a témoigné Mariame Coulibaly, une habitante. Un porte-parole de l'armée a confirmé que des coups de feu avaient été tirés à Adiake mais n'a pas précisé s'il s'agissait d'une mutinerie.

La ville d'Adiaké abrite une base maritime qui forme des "commandos marins" et assure en même temps la surveillance côtière dans cette région qui partage une frontière maritime avec le Ghana. Les Forces spéciales ivoiriennes, unité d'élite de l'armée qui est intervenue en première ligne lors de l'attaque djihadiste de Grand Bassam du 13 mars 2016, y disposent également d'une base. "Le commandant des Forces spéciales (le général Lassina Doumbia, ndlr) se rend actuellement sur place. Nous en saurons plus dans les heures qui viennent", a annoncé une source proche du ministère ivoirien de la Défense.

Des mutineries début janvier. Début janvier, la Côte d'Ivoire a été secouée par une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes. En satisfaisant à leurs revendications, via le paiement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes, en colère non concernés par cet accord financier qui s'étaient à leur tour mutiné. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Loi de programmation militaire lancée en 2016. Les autorités avaient appelé au calme, promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de l'ordre. La Côte d'Ivoire a lancé en 2016 une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu'en 2020, qui prévoit la modernisation et des achats d'équipements pour 1,2 milliard d'euros et une refonte des effectifs.