Côte d'Ivoire : 2nd tour le 21 novembre

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Côte d'Ivoire : 2nd tour le 21 novembre
@ REUTERS
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Le second tour de la présidentielle ivoirienne opposera Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara.

Le duel tant attendu se tiendra le 21 novembre prochain. Le Conseil constitutionnel a annoncé samedi la date du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Il opposera le président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Et ce, alors que la date du 28 novembre était jusque-là la date "projetée" par la Commission électorale indépendante (CEI) et le gouvernement pour le deuxième tour, sans pour autant avoir été officiellement fixée.

Lors du premier tour, dimanche dernier, le chef de l'Etat sortant au pouvoir depuis 2000 Laurent Gbagbo a obtenu 38% des suffrages contre 32% à Alassane Ouattara.

Le premier tour remis en cause

Cette annonce intervient alors que la coalition des principales formations de l'opposition ivoirienne a fait état samedi d'irrégularités et réclamé un nouveau décompte des suffrages. Cette coalition rassemble le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, ancien président ivoirien arrivé en troisième position du premier tour de la présidentielle avec 25% des suffrages. "Il y a trop d'éléments pour que cette élection puisse être considérée comme normale, digne d'un Etat democratique. Le RHDP pour le moment remet ces résultats en cause", a déclaré Anaki Kobenan, un membre de cette coalition d'opposants.

Mais pour le Conseil constitutionnel, "aucune réclamation concernant la régularité du scrutin ou son dépouillement n'a été présentée par voie de requête écrite au président du Conseil constitutionnel".

L'issue du second tour dépend en grande partie du report des voix entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. L'alliance n'a pour l'heure donné aucune consigne de vote en faveur du rival de Laurent Gbagbo.

Six fois repoussée depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est destinée à refermer la crise ouverte par le coup d'Etat de 1999 et aggravée par le putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par la rébellion rebaptisée Forces nouvelles.