Corée du nord : France et États-Unis veulent de nouvelles sanctions

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Corée du nord : France et États-Unis veulent de nouvelles sanctions
"Le lancement par la Corée du Nord d'un missile intercontinental) constitue une claire et nette escalade militaire", a déclaré Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU.@ AFP
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De leur coté, la Russie et la Chine se sont dit opposés à des sanctions ainsi qu'à une riposte militaire.

Les États-Unis, soutenus par la France, vont déposer à l'ONU un projet de résolution instaurant de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, qui a mené pour la première fois mardi un essai de missile intercontinental, a annoncé mercredi l'ambassadrice américaine à l'ONU. "Le lancement par la Corée du Nord d'un ICBM (missile intercontinental) constitue une claire et nette escalade militaire", a déclaré Nikki Haley devant le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni d'urgence. "Dans les prochains jours, nous présenterons devant le Conseil de sécurité une résolution proportionnée à l'escalade de la Corée du Nord", a-t-elle dit.

Un "renforcement des sanctions". Nikki Haley a déclaré avoir parlé avec le président américain Donald Trump dans la journée au sujet de sanctions commerciales visant des pays qui continuent à commercer avec la Corée du Nord. "Les États-Unis sont prêts à utiliser toute la panoplie de leurs moyens pour se défendre et défendre leurs alliés", a-t-elle déclaré. "Nos importantes forces militaires constituent l'un de ces moyens. Nous les utiliserons si nous sommes obligés. Mais nous préférons ne pas devoir aller dans cette direction". La France a elle aussi plaidé pour "un durcissement et un renforcement des sanctions" contre le régime communiste, selon son ambassadeur à l'ONU, François Delattre.

Moscou juge "inacceptable" l'option militaire. La Russie s'est pour sa part déclarée opposée à de nouvelle sanctions contre Pyongyang, jugeant l'option militaire "inacceptable". "Tout le monde doit admettre que les sanctions ne vont pas résoudre le problème", a déclaré l'ambassadeur adjoint Vladimir Safronkov, ajoutant que "toute tentative de justifier une solution militaire est inadmissible". La Chine a également exprimé son refus de toute solution militaire.

Six régimes de sanctions depuis 2006. Le Conseil de sécurité a déjà adopté en 2016 deux régimes de sanctions pour augmenter la pression sur Pyongyang et tarir les devises qui servent au financement de ses programmes militaires, bannis par l'ONU. Ces résolutions ont conduit à réduire de manière significative les exportations de charbon nord-coréen, source majeure de revenus, et à contrôler davantage tous les chargements en provenance de ou vers la Corée du Nord. Au total, l'ONU a imposé six régimes de sanctions à la Corée du Nord depuis qu'elle a procédé à son premier essai nucléaire en 2006.

Un "régime hors-la-loi". "Nous regarderons tous les pays qui choisissent de faire des affaires avec ce régime hors-la-loi" a précisé Nikki Halay. "L'escalade d'hier avec l'ICBM requiert une intensification de la réponse économique et diplomatique. Le temps presse. Il faut agir", a-t-elle plaidé. Séoul et Washington ont répliqué mercredi au lancement historique d'un missile intercontinental nord-coréen par plusieurs tirs de missiles simulant une attaque en direction du régime de Pyongyang.