COP21 : "Si les choses ne sont pas bien faites à Paris, nous serons touchés"

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En novembre 2013, le village de Marinel Ubaldo aux Philippines était frappé par un typhon. Elle est aujourd'hui porte-parole de l’ONG Plan international et lance un appel aux dirigeants réunis à l’occasion de la COP21.

INTERVIEW

"Si je suis ici aujourd’hui à Paris, c’est pour dire aux dirigeants du monde qu’il faut qu’ils reconnaissent le changement climatique". C'est l'appel, lundi sur Europe 1, de Marinel Ubaldo, porte-parole philippine de l’ONG Plan international, alors que la COP21 vient juste de débuter. En novembre 2013, cette jeune philippine de 18 ans avait assisté à la destruction de son village par le typhon Hazan, un des plus puissants jamais enregistrés.

Une question de vie ou de mort. Pour Marinel Ubaldo, l'enjeux est monumentale : "Si les choses ne sont pas bien faites à Paris, nous serons touchés. Mes enfants et mes petit-enfants vivront des choses comme ce qu’on vécu dans mon village en novembre 2013". La jeune philippine en est certaine, le réchauffement climatique est responsable de la catastrophe qui a touché son village : "A cause du réchauffement des océans, il y a ce phénomène de typhon qui se produit de manière de plus en plus forte et accentuée. Ce n’était pas comme ça autrefois" a-t-elle expliqué.

Pour la jeune fille, "le changement climatique est déjà là" et "il nous concerne tous". Marinel Ubaldo se dit toutefois "optimiste" : " Je crois que chacun à sa manière on peut contribuer au développement heureux de notre société".

Elle fera l'objet d'un documentaire intitulée "La jeune fille et les typhons", mercredi 9 décembre sur Ushuaïa TV.