Concordia : le casse-tête des secours

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Concordia : le casse-tête des secours
Les opérations des plongeurs italiens ont été suspendues mercredi car le Concordia a glissé.@ REUTERS
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Le travail des plongeurs italiens se fait dans des conditions très difficiles sur le paquebot échoué.

Cinq jours après le naufrage du Costa Concordia, les recherches s’avèrent difficiles, alors qu’au moins 23 personnes sont toujours portées disparues. Les plongeurs italiens ont dû suspendre mercredi leurs opérations à bord du paquebot, échoué près de l’île de Giglio. En cause : un léger glissement du navire, qui rend impossibles les opérations. Les instruments de mesure ont en effet "relevé un déplacement du navire", a expliqué Luca Cari, porte-parole des pompiers.

Pendant un moment, les secours ne pouvaient même plus s’approcher du bateau. Les recherches devraient cependant reprendre jeudi, le navire s'étant stabilisé. La grande crainte des sauveteurs, c'est que le Concordia, qui git couché sur le flanc droit, appuyé à 35 mètres de profondeur sur des rochers, finisse par glisser progressivement vers les hauts fonds, à plus de 70 mètres de profondeurs.

Des images des opérations de secours :

"La visibilité est épouvantable"

Pour les plongeurs, la météo a en outre rendu les choses particulièrement difficiles. "La visibilité est épouvantable. Hier, je ne pouvais pas voir ma main devant mon visage", a confié Giuseppe Minciotti, qui participe aux recherches. Le plongeur a confié avoir récupéré mardi un débris à bord de l’épave. Ce n’est qu’une fois hors de l’eau qu’il s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une chaussure de femme.

Les secours doivent maintenant tenter de concentrer leurs recherches sur le quatrième pont du navire. C’est là que sept des onze corps ont été retrouvés, à l’endroit où passagers et membres d’équipage se sont rassemblés pour tenter d’abandonner le paquebot.

Le pompage du carburant compromis

La météo capricieuse risque de perturber une autre opération, celle du pompage du carburant. L’entreprise néerlandaise SMIT s’est dite prête à commencer à pomper les 2.300 tonnes de carburant contenues dans les soutes du navire, dès que les opérations de secours seront terminées. Mais les forts vents attendus cette semaine sur l’île de Giglio pourraient bien compromettre ce travail pourtant crucial pour empêcher une catastrophe écologique.