Concordia : enquête préliminaire à Paris

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Concordia : enquête préliminaire à Paris
@ REUTERS
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Les rescapés français du naufrage du 13 janvier seront entendus par la gendarmerie maritime.

La justice française veut comprendre. Deux jours après l'arrêt des recherches dans l'épave du Costa Concordia, échoué le 13 janvier en Italie, le parquet de Paris a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire.

La gendarmerie maritime "est chargée de procéder à l'audition de l'ensemble des passagers français rescapés afin de déterminer les circonstances du naufrage et les conditions d'évacuation du navire et de sauvetage et d'évaluer leur préjudice personnel et le retentissement psychologique causé par cet accident", a précisé le parquet dans un communiqué.

462 Français figuraient parmi les 4.229 passagers et membres d'équipage à bord du paquebot lorsqu'il a heurté un rocher près de l'île de Giglio. Dix-sept corps, dont ceux de quatre Français, ont été retrouvés dans l'épave du Costa Concordia. Quinze personnes étaient portées disparues dont deux Français avant l'annonce mardi de l'arrêt définitif des opérations de recherches.  

Les plaintes de familles de victimes, jusqu'ici éparpillées en France, seront regroupées à Paris.

Une enquête en Italie aussi

La société Costa Croisières, opérateur du paquebot, a négocié avec plusieurs associations de consommateurs italiennes un accord. Il prévoit le versement de 11.000 euros pour chacun des passagers du navire, en échange d'un renoncement à toute action judiciaire.

La justice italienne est déjà saisie d'une enquête pénale. Le commandant du Costa Concordia, Francesco Schettino, accusé d'avoir provoqué l'accident en approchant de trop près les côtes toscanes, est toujours assigné à résidence.   

Le commandant toujours en résidence surveillée

Inculpé d'homicides multiples et d'abandon de poste, Francesco Schettino conteste ces accusations en expliquant qu'on lui avait demandé de faire "l'inchino", une "révérence" aux habitants de l'île, une procédure présentée comme connue.

La procédure française pourrait donc compléter celle engagée en Italie ou s'y ajouter. Les tribunaux hexagonaux peuvent poursuivre des personnes morales ou physiques étrangères coupables de délits sur des victimes françaises.