Conclave : des favoris parmi les papabili

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Conclave : des favoris parmi les papabili
Plusieurs noms circulent au Vatican pour le successeur de Benoît XVI.@ REUTERS
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Qui succèdera à Benoît XVI ? Le point sur les favoris parmi les cardinaux.

Sous les fresques de Michel-Ange, dans le secret de la Chapelle Sixtine, une centaine de cardinaux se rassembleront dès mardi pour élire le prochain pape, après la démission de Benoît XVI .Les pronostics vont déjà bon train sur l’identité de celui qui lui succédera sur le trône de Saint-Pierre. Les noms de plusieurs favoris, ou papabili, circulent dans les coulisses du Vatican.

Le mystère reste toutefois entier et tout est possible : quand Jean-Paul II a été élu en 1978, il ne faisait pas partie de la liste des papabili.

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angelo scola

© REUTERS

Angelo Scola, 72 ans. Depuis plusieurs années, cet Italien est vu comme l’un des candidats les mieux placés. C’est Benoît XVI qui l’a nommé archevêque de Milan, un poste-clé. Angelo Scola était auparavant patriarche de Venise. Proche du souverain pontife mais plutôt isolé au milieu des cardinaux italiens, ce conservateur a créé la revue "Oasis", qui développe le dialogue avec l’islam.

Son atout : sa proximité avec Benoît XVI

Sa faiblesse : son manque de charisme

gianfranco ravasi

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Gianfranco Ravasi, 71 ans. Cet autre Italien était le "ministre" de la Culture de Benoît XVI. Avec son soutien, il a lancé le "Parvis des gentils", destiné au dialogue avec les non-croyants. Gianfranco Ravasi, considéré comme ouvert et médiatique, fut l’un des premiers cardinaux à utiliser Twitter. Il apparaît aussi comme un homme très intellectuel. Cette année, il a prêché les exercices spirituels de Carême de Benoît XVI, qui a souhaité que le cardinal soit "récompensé" pour leur qualité. Il souffre toutefois d’un déficit de notoriété auprès de ses pairs et n’a jamais dirigé le moindre diocèse, souligne le National Catholic Reporter.

Son atout : sa modernité

Sa faiblesse : son manque de notoriété et d’expérience

marc ouellet

© REUTERS

Marc Ouellet, 68 ans. Québécois, Marc Ouellet est très apprécié en Amérique latine. Dans son pays d’origine, ses positions conservatrices sur les mœurs lui ont en revanche valu une certaine impopularité. Depuis 2010, ce grand polyglotte est préfet de la Congrégation pour les évêques. Il est probablement l’un des cardinaux les plus "ratzingériens" de la Curie.

Son atout : ses positions proches de celles de Benoît XVI

Sa faiblesse : sa timidité

peter turkson

© REUTERS

Peter Turkson, 64 ans. A la tête du Conseil pontifical "Justice et paix", le cardinal ghanéen Kodwo Appiah Turkson s’est engagé pour une meilleure justice et une meilleure distribution des ressources mondiales. Parmi les cardinaux africains, il fait figure de favori. Dans une vidéo diffusée lors d’un synode, il a cependant fait polémique en évoquant les risques liés à la démographie de l'islam en Europe. Ses déclaration sur les traditions africaines  censées protéger de l’homosexualité et de la pédophilie ont aussi défrayé la chronique.

Son atout : son dynamisme

Sa faiblesse : ses déclarations "choc"

Luis Antonio Tagle, 55 ans. Ce jeune archevêque de Manille est vite devenu la coqueluche des médias.  Devenu cardinal l’an dernier, il a pleuré quand le pape lui a remis sa barette, le petit chapeau des cardinaux. Luis Antonio Tagle se veut le porte-parole d’une Eglise plus dépouillée, plus proche des gens et socialement engagée. Sur la question des mœurs, il reste en revanche dans la droite ligne de Rome. Ce Philippin est aussi très actif sur les réseaux sociaux.

Son atout : sa jeunesse

Sa faiblesse : son manque d’expérience