Colombie : les Farc vont lancer leur parti politique

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Colombie : les Farc vont lancer leur parti politique
"Ce que nous allons faire le 1er septembre, c'est lancer publiquement le parti", a déclaré le commandant des Farc Carlos Antonio Lozada.@ AFP
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Les Farc, la plus importante guérilla du pays, a signé un accord en de paix avec le gouvernement colombien en 2016.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la plus importante guérilla du pays qui a signé un accord de paix avec le gouvernement en novembre 2016, ont annoncé lundi qu'elles allaient lancer leur parti politique le 1er septembre.

Un lancement public le 1er septembre. "Ce que nous allons faire le 1er septembre, c'est lancer publiquement le parti", a déclaré lors d'une conférence de presse le commandant des Farc Carlos Antonio Lozada. "Nous avons fait la paix pour participer à la politique", a affirmé de son côté le négociateur en chef des Farc, Ivan Marquez.

Un nom et une ligne politique décidés en août. Les Farc ont signé en novembre dernier un accord de paix avec le gouvernement de Juan Manuel Santos, mettant fin à un conflit vieux de 53 ans. Les quelque 7.000 guérilleros de l'organisation ont fini de rendre les armes le 27 juin sous le contrôle des Nations unies. L'accord de paix, conclu au terme de quatre ans de négociations à Cuba, prévoit la transformation des Farc en parti politique. Le nom et la ligne politique du nouveau parti doivent être décidés lors d'un congrès des Farc en août, peu avant une visite en Colombie du pape François, prévue du 6 au 11 septembre pour célébrer la paix et la réconciliation dans le pays.

260.000 morts en un demi-siècle de conflit. Le gouvernement de Juan Manuel Santos a par ailleurs en février à Quito, en Equateur, des pourparlers de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), le dernier groupe rebelle encore actif en Colombie. En plus d'un demi-siècle, le complexe conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d'extrême droite, officiellement démobilisées depuis 2006, et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés.